La percée du scarabée japonais inquiète les autorités françaises

Des coléoptères japonais ont été récemment observés en France. À la fin du mois de juin, deux individus de cette espèce ont été découverts en Alsace. Cette découverte a été réalisée un an après la première observation de cet insecte en France. Après cela, un renforcement des mesures de piégeage a été immédiatement mis en place, et des prospections intensives sont actuellement menées par les agents de la Draaf (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) dans le but de repérer d’autres individus potentiels. Ces actions visent à confirmer s’il s’agit effectivement d’individus isolés, comme l’a souligné la Draaf du Grand Est sur son site le mardi 21 juillet.
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Interrogée par l’AFP, elle a indiqué que le scarabée japonais avait également été repéré en Bourgogne-Franche-Comté et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les raisons pour lesquelles la propagation de cet insecte suscite des inquiétudes parmi les autorités françaises.
Le scarabée japonais est répertorié parmi les 20 espèces identifiées comme étant des « organismes nuisibles aux végétaux » selon la réglementation européenne. Selon l’Union européenne, la présence de cette entité peut effectivement constituer une menace significative sur les plans économique, environnemental ou social.
Le scarabée japonais peut provoquer d’importants dégâts sur les cultures. La préfecture du Haut-Rhin a mis en garde contre le fait que cet insecte a la capacité d’infester plus de 300 espèces végétales, telles que la vigne, le maïs, les arbres fruitiers et le soja. Les larves se nourrissent, pour leur part, de racines. Elles ciblent principalement les pelouses, notamment celles des terrains de sport.
Selon le ministère de l’Agriculture, cet insecte envahissant est désigné comme un « auto-stoppeur » en raison de sa capacité à se déplacer aisément sur de longues distances, en utilisant divers supports tels que les végétaux, les pots, les objets, les humains et les animaux, notamment en profitant des moyens de transport tels que les camions, les trains, les voitures et les avions.
Originaire d’Asie, il s’est ensuite progressivement implanté aux États-Unis et au Canada, avant de s’étendre en Europe. Ce petit coléoptère a été observé en Italie à partir de 2014 et en Suisse depuis 2017. On constate une augmentation des cas détectés dans ces deux pays, avec l’apparition de nouveaux foyers signalés annuellement de 2023 à 2025.
Depuis 2025, d’autres foyers ont également été confirmés en Allemagne et en Slovénie. De plus, ce coléoptère a été capturé en Autriche, en Croatie et récemment en Espagne. Durant l’été 2025, cinq personnes isolées ont aussi été appréhendées en France, à proximité de la frontière suisse, comme indiqué sur le site web du ministère de l’Agriculture.
Ainsi, ce coléoptère, qui représente une menace considérable pour la flore, se propage de manière progressive. Le ministère indique que des conditions climatiques favorables et la présence abondante de plantes hôtes sont des facteurs qui facilitent son introduction en France. Le gouvernement affirme que l’État met en place une surveillance renforcée, notamment dans les zones frontalières avec la Suisse et l’Italie.
Ce petit coléoptère suscite des inquiétudes d’autant plus grandes que son élimination n’est réalisable qu’au stade initial de l’invasion. Selon le ministère de l’Agriculture, la prévention de sa propagation en France est susceptible de s’avérer être un processus prolongé, présentant une probabilité de réussite limitée. Ainsi, les autorités s’efforcent de repérer sa présence le plus tôt possible, en utilisant principalement des pièges déployés par les services de l’État dans des zones stratégiques spécifiques, tels que le long de la frontière française et à proximité des points d’entrée importants tels que les ports, les aéroports et les réseaux de transport, comme indiqué par le gouvernement.
Dès la détection du premier insecte, une « zone infestée » est délimitée. Par la suite, ce domaine est soumis à une surveillance et diverses stratégies de contrôle sont mises en œuvre, en tenant compte des disponibilités et des autorisations d’utilisation. Selon les informations fournies par le ministère de l’Agriculture, ces mesures peuvent englober diverses stratégies telles que la lutte biologique, les méthodes physiques, le piégeage de masse, les pratiques culturales, et en dernier recours, l’emploi de produits phytopharmaceutiques de synthèse.
Les autorités françaises exhortent également la population à faire preuve de vigilance. Il est recommandé de procéder à une surveillance visuelle régulière des plantes du jardin et de rester vigilant lors de l’acquisition de végétaux ou d’échanges de plantes. Il est par ailleurs déconseillé d’importer des végétaux de l’étranger.
Certains indices permettent de l’identifier. Sa tête et son thorax arborent une couleur verte éclatante. Les ailes présentent une coloration brun cuivré. Bien qu’il puisse être confondu avec d’autres coléoptères présents en France, il est aisément identifiable par la présence de touffes de soies blanches autour de l’abdomen et sa petite taille, variant entre 8 et 10 millimètres, comme indiqué par la Draaf Grand Est.
En cas d’identification de cet insecte ou de suspicion, il est demandé par le ministère de l’Agriculture aux individus de capturer le scarabée et de contacter promptement la Draaf de leur région. Vous devez fournir une photographie du lieu d’observation ainsi que de la plante en question lors du signalement.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
