Doublement des franchises médicales et hausse du ticket modérateur

On estime que l’État fera des économies importantes, allant d’un à deux milliards d’euros, en doublant le plafond des franchises médicales et en augmentant le reste à charge. Concernant ce total, 750 millions d’euros d’économies sont liées à la hausse du plafond des franchises médicales.
Jeudi, le gouvernement a déclaré que le montant maximum des franchises payées par les assurés sociaux sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux, les transports et les consultations médicales devrait être doublé de 100 à 200 euros par an. Il propose aussi une augmentation du ticket modérateur, c’est-à-dire le montant restant à payer après le remboursement de l’Assurance maladie.
À consulter également >> La Belgique prévoit de mettre en place une vignette automobile pour l’ensemble des conducteurs
En tout, quatre décrets ont été transmis jeudi soir « au Conseil des assurances maladies et à la Mutualité sociale agricole » afin de « dialoguer » sur cette augmentation du ticket modérateur, a confirmé la ministre de la Santé vendredi 24 juillet sur franceinfo. Selon Stéphanie Rist, l’objectif est de « réduire la part de remboursement de l’Assurance maladie et de la complémentaire » pour les soins chez le dentiste, les transports sanitaires et pour « les médicaments les moins efficaces ».
Au sujet des conséquences pour les patients de ce « transfert de financement » vers les complémentaires santé, la ministre de la Santé se défend en affirmant que « le prix d’une mutuelle ou d’une complémentaire n’est pas automatique », « nous travaillons avec ces complémentaires, nous négocions, nous travaillons pour éviter au maximum cette augmentation des complémentaires », assure-t-elle. Il est impossible pour la ministre de leur imposer un gel des tarifs.
Selon Stéphanie Rist, la ministre de la Santé refuse de parler de désengagement de l’État. « Nous avons un déficit de la Sécurité sociale de plus de 20 milliards, et ma responsabilité comme ministre de la Santé est de garantir que demain, nous puissions continuer à financer notre hôpital, à financer l’accès aux soins et à financer des médicaments efficaces. « Je ne veux pas que dans dix ans, les Français n’aient pas les meilleurs médicaments pour leurs cancers », conclut-elle.
C’est une question récurrente qui se pose à chaque discussion sur le budget. Afin de limiter l’augmentation des dépenses de santé, le gouvernement prévoit de doubler le montant des franchises médicales versées par les assurés pour les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux, les transports et les consultations médicales. Aujourd’hui de 100 euros, le montant passera à 200 euros. « Nous augmentons ce plafond qui n’a pas changé depuis vingt ans », a justifié la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur RMC jeudi 23 juillet, ajoutant qu’un décret était en préparation pour mettre en place la mesure, sans préciser quand précisément elle entrerait en vigueur. Cette mesure, extrêmement délicate, avait déjà été discutée lors des précédents débats budgétaires à l’automne, avant d’être refusée.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
