La CFDT est favorable à une taxe sur les héritages

Le mardi 25 août, la secrétaire générale de la CFDT a plaidé en faveur de la taxation de l’héritage « dès le premier euro » lors d’une intervention sur RTL. Marylise Léon considère cette mesure comme une initiative de « justice sociale » que le syndicat souhaite discuter avec les candidats à l’élection présidentielle.
La dirigeante du principal syndicat français a exprimé son soutien à une réforme de la fiscalité successorale, soulignant que sous le régime actuel, tout héritage est exempté d’impôts, même le premier euro. Elle a soulevé la question de savoir si les décideurs politiques seront prêts à prendre le risque de mécontenter une partie de leur électorat en adoptant cette mesure, soulignant qu’elle plaide régulièrement en faveur de cette proposition.
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Actuellement, un faible pourcentage de la population française paie l’impôt sur les successions. En effet, il convient de noter que 50 % de la population ne reçoit qu’une faible part, voire aucune part, d’héritage. En revanche, parmi les Français touchés par la question de l’héritage, une infime minorité se voit attribuer des montants considérables. Selon le Conseil d’analyse économique, « le top 1 % des héritiers d’une génération recevra en moyenne plus de 4,2 millions d’euros nets de droits et le top 0,1 % environ 13 millions d’euros ».
Lors de son audition en février 2022 devant la commission des Finances du Sénat, le ministre de l’Économie de l’époque, Bruno Le Maire, avait indiqué « qu’environ deux tiers des successions échappent à toute taxation successorale » et que cette imposition ne touche qu’une « fraction très restreinte de la population française ». La question de la fiscalité des successions est abordée dans le programme de Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire conjointement organisée par Place publique et le Parti socialiste, qui préconise l’établissement d’un « impôt sur les successions importantes ».
Marylise Léon a exprimé son souhait de dialoguer avec l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle concernant les propositions du syndicat. Cependant, elle a précisé que la CFDT n’envisage pas de rencontrer Marine Le Pen. La secrétaire générale du syndicat a souligné que la CFDT adopte une position très ferme en refusant tout dialogue avec les candidats de l’extrême droite.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
