Le prix du foin explose et inquiète les éleveurs

Le prix du foin explose et inquiète les éleveurs
Bollots de foin Image dillustration

Il s’agit d’une marchandise hautement recherchée. La rareté et l’augmentation des prix ont été causées par la sécheresse et la canicule. Actuellement, le prix du foin s’élève à 230 euros la tonne avant frais de transport, comparé à 130 euros l’année précédente. Arnaud Salomon, exerce la profession de négociant en fourrage. Bien que la fin de l’été soit généralement une période tranquille, elle est particulièrement chargée cette année.

Il nous informe qu’il vient de charger 13 tonnes pour un agriculteur qu’il s’apprête à livrer. Du foin est expédié vers le massif des Aravis, situé en Haute-Savoie. Le commerçant effectue un trajet de 2000 km chaque semaine afin d’approvisionner et de livrer ses marchandises dans divers endroits. Les distances se multiplient de plus en plus en raison de la généralisation de la crise.

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L’ensemble du territoire français est touché par cette situation, et nous recevons de nombreuses commandes de marchandises qui ne seront pas disponibles. Il ne s’agit pas seulement d’une question de coût, mais plutôt du fait qu’il n’y en a tout simplement pas. Il poursuit en évoquant une situation de manque.

Lors de notre accompagnement d’Arnaud Salomon, nous avons rencontré un éleveur laitier spécialisé dans la fabrication de reblochon, qui a effectué une commande. Sa grange est quasiment dépourvue de contenu. Cet été, Baptiste Mermillod-Blardet a été contraint, tout comme de nombreux autres éleveurs, de recourir aux stocks de foin initialement destinés à l’hiver pour alimenter ses animaux en raison de la sécheresse.

En règle générale, je commençais à distribuer du foin à partir du 1ᵉʳ août. Il a ensuite commencé à distribuer du foin à partir du 1ᵉʳ juillet, comme il l’explique. Ses bovins demeurent en pâturage pour encore quelques semaines. Les récentes précipitations orageuses ont contribué à reverdir le pâturage, cependant l’éleveur demeure contraint de fournir quotidiennement du foin en complément. Baptiste Mermillod-Blardet complète en observant que les parcelles situées en vis-à-vis ont retrouvé leur verdure, cependant, la quantité d’herbe reste très faible. Lorsque les vaches sont mises dans un pâturage pendant deux jours consécutifs, l’herbe est complètement consommée.

Ainsi, il est parfois nécessaire de se rendre à une distance plus éloignée pour se procurer du foin, notamment dans la plaine de la Crau, située à 400 km de distance, dans le département des Bouches-du-Rhône. Dans cette région, un système d’irrigation sophistiqué est utilisé pour cultiver une herbe hautement recherchée. Cependant, cette année, la production est en déclin, comme c’est le cas partout. Même avec l’irrigation, les effets négatifs ont été ressentis. Ainsi, selon Antoine Bonfillon, producteur de foin, les rendements sont inférieurs d’environ 20 % par rapport aux années précédentes.

De plus, la pénurie s’étend au-delà des frontières nationales. Des nations limitrophes telles que la Suisse ou l’Italie manifestent également un intérêt. De toute façon, il est impossible de commercialiser des produits que l’on ne possède pas. La production sera mise en vente. Dans la région de la Crau, la production actuelle de foin est maximale. Le marché est actuellement sous tension et est confronté à de nombreuses incertitudes pour la saison automnale. En cas de conditions météorologiques arides persistantes, il est possible que certains éleveurs se voient contraints de diminuer l’effectif de leurs troupeaux. En raison du manque de nourriture adéquate.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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