En Cisjordanie occupée, “les colons sont plus agressifs que jamais”

La période de la récolte des olives a débuté à Turmus Ayya, en Cisjordanie occupée. C’est dans un contexte de grande appréhension que les paysans palestiniens, qu’ils soient hommes ou femmes, récoltent chaque matin les olives. « La situation est alarmante, la peur est omniprésente. » Une cueilleuse témoigne : « Ils refusent de nous laisser quoi que ce soit, ni terre, ni oliviers. » En dépit de leur présence sur leur territoire, les Palestiniens encourent quotidiennement de graves dangers. Des actes d’intimidation, d’agression et d’attaque perpétrés par des colons israéliens, qui s’implantent dans les environs tels un avant-poste illégal, situé en hauteur sur la colline à quelques centaines de mètres.
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Sur cette parcelle de terrain, le propriétaire, Jihad Riad, n’a jamais été confronté à une telle intensité de violence. « Les colons se montrent plus agressifs que jamais. » Il explique qu’ils arrivent, frappent, puis s’enfuient ou restent sur place. Quelques individus demeurent sur les lieux, tels que deux jeunes colons à proximité des cueilleurs, ou d’autres circulant en véhicule tout-terrain. En s’approchant d’eux, on leur adresse la question suivante : « Pouvons-nous vous poser une question ? » Les colons se retirent et refusent d’engager la conversation avec nous. Après quelques minutes, des véhicules blindés israéliens font leur apparition. Amishav Melet, un colon reconnu pour des actes de violence, a demandé l’intervention de renforts en prétendant que les Palestiniens les avaient attaqués.
Le représentant du village dénonce une proximité entre les colons et l’armée en se demandant pourquoi ces derniers se trouvent sur leurs terres. Yasser Alkam, le porte-parole de la ville de Turmus Ayya, exprime son agacement envers un soldat en affirmant que « nous ne sommes pas des agresseurs ». Une évacuation est ordonnée de manière soudaine par l’armée. Aucune arrestation n’a eu lieu ce jour-là, ni aucun affrontement violent comme ceux des jours précédents. En effet, depuis la fin du mois de septembre, trois individus de nationalité palestinienne ont perdu la vie. Une organisation non gouvernementale israélienne spécialisée dans les droits de l’homme a recensé plus de 327 incidents mettant en cause l’armée israélienne ou des colons à l’encontre de Palestiniens.
Le samedi précédent, un convoi de diplomates a été pris pour cible lors d’une attaque. Le maire français, Bernard Boudou, a été victime d’une agression. La journée précédente, une photographe américaine a été violemment agressée par plusieurs colons dans des plantations d’oliviers. Heidi Levine vient de quitter récemment l’établissement hospitalier. Elle demeure encore sous le choc, en phase de convalescence, en déclarant : « J’ai subi une intervention chirurgicale aux doigts. » Elle relate que l’os était visible. Deux côtes, quatre vertèbres fracturées, ainsi qu’une fracture du pied… La photographe a travaillé pendant 40 ans pour le journal américain Washington Post, couvrant le conflit israélo-palestinien. Selon elle, la situation en Cisjordanie peut être comparée à une épidémie infectieuse incontrôlable. Elle affirme que cela perdure depuis des décennies.
Concernant son cas et les violences survenues samedi dernier, les autorités israéliennes se justifient en affirmant avoir effectué 10 arrestations. Les arrestations ont été vivement critiquées, même en Israël, comme 94 % des enquêtes impliquant des colons se terminent sans suite, comme le rapporte une organisation non gouvernementale israélienne de défense des droits de l’homme.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
