L’Union européenne veut renforcer l’agence Frontex

Une proposition qui s’inscrit dans un resserrement significatif de la politique migratoire mis en œuvre par l’Union européenne au cours des dernières années. Accroître le nombre d’agents et étendre leurs prérogatives en ce qui concerne les expulsions de migrants… L’Union européenne a présenté, le mardi 27 octobre, une réforme ambitieuse de Frontex, l’agence européenne responsable de la surveillance des frontières.
« Il appartient à l’Europe de déterminer les conditions d’admission des nouveaux membres au sein de notre Union. » C’est en ce sens que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a plaidé en faveur du renforcement de Frontex dans un communiqué. Établie en 2004, cette agence a été conçue dans le but d’assister les États membres de l’Union européenne ainsi que ceux de l’espace Schengen dans la protection de leurs frontières extérieures.
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Dans le détail, l’Union européenne aspire désormais à ce que ce corps européen atteigne, d’ici les quinze prochaines années, un effectif de 30 000 gardes-frontières, incluant une réserve de 17 000 agents, prêts à être mobilisés par les États membres. Bruxelles souhaite également que l’agence soit en mesure de déployer des agents de manière plus rapide en cas de crise. L’exécutif européen demeure conscient de la crise migratoire survenue à la fin du mois de juillet 2026 à Ceuta, lorsque des milliers d’individus ont traversé par voie maritime la frontière de cette enclave espagnole située en Afrique du Nord, et que l’agence a mis du temps à être mobilisée.
L’Union européenne souhaiterait aussi que Frontex occupe une position centrale dans le processus d’expulsion des exilés, en intégrant notamment l’agence dans les futurs centres destinés aux migrants expulsés d’Europe, qui devraient être établis dans les mois à venir. Selon des sources concordantes rapportées par l’AFP, le premier de ces centres devrait être inauguré au Rwanda. Conformément au projet de réforme de Frontex, l’agence sera notamment habilitée à procéder au transfert de personnes d’un État à un autre, en dehors de l’Union européenne.
L’agence fait régulièrement l’objet de critiques acerbes de la part des ONG, qui l’accusent de recourir à des pratiques de refoulement illégal de migrants. Le projet de réforme fait également l’objet de vives critiques de la part de la gauche et des associations. « Face aux drames humains qui se multiplient, la réponse demeure inchangée : une répression accrue, une déshumanisation toujours plus prononcée des personnes exilées, ainsi qu’un mimétisme des discours de l’extrême droite », a déploré l’eurodéputée écologiste Mélissa Camara.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
