Climat

Selon le rapport The Lancet Countdown , le changement climatique doit devenir une “urgence sanitaire mondiale”

Selon le rapport The Lancet Countdown , le changement climatique doit devenir une
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Chaque année, The Lancet Countdown actualise les données collectées par ses experts internationaux concernant les impacts du changement climatique sur la santé humaine. Dans son rapport, publié le mercredi 28 octobre, elle exhorte à considérer le changement climatique comme une urgence mondiale en matière de santé, en raison des progrès jugés insuffisants depuis l’adoption de l’accord de Paris en 2015 pour atténuer les effets néfastes de ce phénomène.

La dixième édition de ce rapport mobilise 146 chercheurs provenant de 30 pays afin d’évaluer les impacts du changement climatique sur la santé de la population mondiale. Une étude, présentée sous la forme d’un avertissement, a été publiée par la revue médicale britannique en amont de la COP 31, qui se déroulera du 9 au 20 novembre.

La première menace que le changement climatique représente pour nos organismes est liée à l’augmentation des températures. Depuis l’entrée en vigueur des accords de Paris sur le climat en 2016, qui étaient censés assurer notre protection, on a observé une augmentation de 36 % du nombre de décès. Selon le rapport, le changement climatique a engendré près de 3 millions de décès attribuables à la chaleur à l’échelle mondiale. En 2023, un nombre record de 710 000 décès peut être directement lié à des températures élevées, ce qui dépasse le nombre de décès causés par le paludisme ou le VIH, et plus de deux tiers de ces décès sont imputables au changement climatique d’origine anthropique.

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« Nous nous trouvons dans une situation extrêmement critique, ayant échoué à nous adapter aux effets du changement climatique, ce qui entraîne une augmentation des atteintes à la santé. Par conséquent, le changement climatique constitue une urgence mondiale de santé d’une gravité sans précédent », déclare la professeure Marina Romanello, directrice exécutive du Lancet Countdown, qui souligne qu’il est désormais impératif d’agir sans délai.

Selon les chercheurs, le réchauffement climatique a entraîné une diminution de la productivité des travailleurs, coûtant ainsi à l’économie mondiale plus de mille milliards de dollars par an au cours des trois dernières années. D’un point de vue géographique, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique, qui ont été les plus gravement affectées, auraient enregistré une perte équivalente à 3,9 % et 3,2 % de leur produit intérieur brut (PIB) respectivement, tandis que l’Europe et le continent américain auraient subi des diminutions de 0,2 % et 1,5 % de leur PIB.

La revue médicale souligne néanmoins que les efforts déployés commencent à produire des résultats tangibles. Selon le rapport, en 2025, un montant de 2 000 milliards de dollars a été alloué aux investissements dans les énergies renouvelables. Ce montant est deux fois supérieur à celui alloué aux combustibles fossiles, qui continuent néanmoins de constituer 80 % de l’énergie mondiale, engendrant une pollution atmosphérique responsable de « 2,73 millions de décès par an ». Un bilan qui a contribué à prévenir plus de 300 000 décès dans 77 pays ayant réussi à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Cependant, ces avancées demeurent insuffisantes pour renverser la tendance actuelle. « Le nombre de décès attribuables à la chaleur s’élève à trois millions en seulement huit ans, ce qui équivaut à la population du Pays de Galles disparue en raison des effets de la chaleur », souligne le professeur Ollie Jay, du centre de recherche sur la chaleur et la santé de l’université de Sydney.

Le Lancet Countdown plaide en faveur de l’établissement d’un système d’urgence international efficace, comparable à celui mis en place pour les pandémies. Les scientifiques plaident également en faveur d’une cessation de l’exploitation du pétrole et du gaz, qui constituent 80 % des sources d’énergie utilisées par l’humanité, afin de prévenir une aggravation supplémentaire du réchauffement climatique. Enfin, bien que le financement de la recherche médicale en lien avec le climat ait été multiplié par sept pour atteindre 316 millions de dollars en 2024, il convient de noter que 84 % de ces ressources sont allouées aux chercheurs des pays développés, tandis que les pays les moins avancés, qui subissent de manière disproportionnée les conséquences de l’accélération des menaces sanitaires liées au climat, demeurent largement sous-financés.

(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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