Que deviennent les invendus dans le luxe puisque leur destruction est interdite ?

Que deviennent les invendus dans le luxe puisque leur destruction est interdite ?La loi antigaspillage en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2022 interdit aux marques la destruction de produits non-alimentaire. Pas question pour autant de céder aux sirènes des soldes pour les grandes marques de luxe.

«Les grandes manoeuvres sont engagées depuis deux ans», en prévision de la mise en place de la loi antigaspillage qui, depuis un mois, interdit la destruction des produits invendus, explique à l’AFP l’experte du luxe Julie El Ghouzzi, de l’agence de conseil Cultz. Dans le luxe, on ne solde pas. Les soldes, peuvent poser “un problème de désirabilité”, selon Julie El Ghouzzi. “Dans le luxe, si un bien est moins cher, on a moins envie de l’acheter.”

Dans ce contexte, la première des mesures à prendre est une gestion stricte des stocks. Kering, propriétaire entre autres de Gucci, Saint-Laurent, Balenciaga, indique investir à cette fin «dans des technologies d’intelligence artificielle». Chez son concurrent LVMH , Hélène Valade, directrice développement environnement, affirme que «le modèle du luxe est très ajusté à la demande», avec peu de stocks. Elle concède toutefois que la loi antigaspillage oblige à connaître encore mieux les clients pour ajuster la demande.

LVMH a aussi signé un partenariat avec WeTurn, start-up spécialisée dans la récupération de fibres pour fabriquer de nouvelles bobines de fil. Chez Kering, Balenciaga et Saint-Laurent – pour les chaussures – ou encore Alexander McQueen ont développé des projets avec Revalorem, société qui recycle des articles invendus de l’industrie du luxe pour en faire des matières premières.

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