Caméras “intelligentes”, cette technologie suscite le débat

Caméras Cette technologie récente prend de l’ampleur sur le territoire. Les caméras dites «intelligentes», basées sur des algorithmes de plus en plus efficaces, s’appuient sur des logiciels infiniment plus puissants que nos yeux et permettent de voir ce qu’un humain aurait bien du mal à détecter.

La société Datakalab a mis au point un algorithme capable de mesurer le port du masque dans les transports. «Vous voyez un flux vidéo libre de droit bien entendu, décrit Xavier Fischer, le fondateur de Datakalab. En rouge, ce sont les personnes qui portent mal le masque et en vert, ceux qui le portent bien». Il y voit d’ailleurs un formidable outil statistique.

Xavier Fischer énumère les applications possibles. «Si on prend l’exemple des villes, à comprendre les flux. À comprendre à quel endroit il y a plus ou moins de monde, à quel endroit il y a plus ou moins de trafic pour gérer les feux, explique-t-il. Voir le pourcentage de vélos, le pourcentage de voitures, dans le cadre d’un centre commercial, aidera à optimiser le nombre de caissiers dans des magasins en fonction du trafic».

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Valenciennes, Nice, Suresnes, Compiègne… de plus en plus de villes s’équipent de ces dispositifs. Et ça, c’est inacceptable pour Arthur Messaud, de la Quadrature du Net, une association qui milite contre la surveillance généralisée : «Nous avons plutôt tendance à rejeter l’ensemble des techniques de surveillance automatisées, car le but va être le même, assure-t-il, ce serait celui d’analyser la population de façon massive dans son ensemble pour en obtenir une connaissance très, très fine, qui va permettre à la police d’adapter son activité répressive», rapporte franceinfo.fr.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), le gendarme de la protection des données, lance une grande consultation sur son site jusqu’au 11 mars et appelle les Français ainsi que les entreprises concernées à donner leur avis. Cette consultation ne concerne pas la “reconnaissance faciale/reconnaissance biométrique” qui fait déjà l’objet d’un cadre réglementaire. De quoi alimenter un éventuel débat législatif.

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