UFC-Que choisir demande la réforme de l’indice de réparabilité

UFC-Que choisir demande la réforme de l’indice de réparabilitéLes promesses ne sont pas tenues. UFC-Que choisir épingle, dans un rapport publié mardi 14 décembre, la pertinence de l’indice de réparabilité, censé lutter contre le gaspillage en encourageant l’achat de produits plus réparables.

L’indice, appliqué en janvier 2021, pèche par son mode de calcul, comme dans son défaut de diffusion par les distributeurs, estime l’UFC, qui « tire la sonnette d’alarme » et « demande une réforme » de cet instrument « afin qu’il puisse être un outil utile » pour les acheteurs.

L’UFC a analysé 330 produits et neuf sites de vente en ligne : une grande majorité de vendeurs ne répondent pas à leur obligation d’afficher l’indice, et seuls 42 % des produits ont le logo visible près du prix. Plus précisément, Leroy-Merlin est à 100 % et Boulanger à 95 %, quand d’autres comme Amazon sont à 22 %, voire à 0 % pour Carrefour.

L’objectif est d’inciter les fabricants à l’écoconception en fabriquant des produits facilement réparables. Sauf que « l’indice semble ainsi avoir été bâti pour donner aux fabricants un satisfecit artificiel », critique l’UFC. L’association demande aux pouvoirs publics de revoir le mode de construction de cette note et d’imposer l’affichage aux vendeurs .

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L’enjeu n’est pas mince : aujourd’hui, seuls un tiers des 16 millions d’appareils de gros électroménager tombés en panne chaque année sont réparés et le rachat d’un produit neuf reste l’option majoritaire, relève l’UFC.

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