Budget de la défense : Munitions, drones, Rafale, sous-marins…

Budget de la défense : Munitions, drones, Rafale, sous-marins...
Char Leclerc

Après l’approbation du budget de la Sécurité sociale le mardi 9 décembre, Sébastien Lecornu prépare déjà le budget, avec comme l’un des principaux défis l’allocation budgétaire pour la Défense. Le gouvernement envisage une augmentation de plus de 10 % en 2026 en allouant un montant supplémentaire de 6,7 milliards d’euros au budget de la défense. Le deuxième plus grand poste de dépenses de l’État devrait dépasser les 57 milliards d’euros, comparé à un peu plus de 50,5 milliards en 2025.

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Sébastien Lecornu considère qu’il est urgent de faire face à la menace russe et aux changements de cap américains. Il a ainsi sollicité les députés, lors d’un vote symbolique mercredi, pour qu’ils soutiennent la proposition d’une augmentation significative et d’une accélération de notre réarmement. Les députés ont massivement voté en faveur de la mesure, avec 411 voix pour, 88 voix contre et 22 abstentions.

Cet apport financier supplémentaire de 6,7 milliards d’euros facilitera la passation de commandes auprès des 4 000 entreprises françaises opérant dans ce secteur, qu’il s’agisse de grandes entreprises ou de petites PME sous-traitantes contribuant à l’activité économique des régions. La défense emploie 220 000 salariés en France. Par exemple, une somme de cinq cents millions d’euros sera allouée à l’augmentation de la production de munition, en particulier d’obus. Un obus a un coût compris de 5 000 à 10 000 euros, tandis qu’un missile coûte deux millions d’euros.

Ces fonds seront également alloués au financement de drones, dont l’acquisition est impérative, ainsi qu’à celle d’avions de combat Rafale. Le prix unitaire d’un avion Rafale se situe entre 100 et 150 millions d’euros. Les futurs sous-marins, le programme PANG visant à remplacer le porte-avions Charles-de-Gaulle, ainsi que les domaines de la cybersécurité, du quantique et de l’espace seront également pris en considération pour faire face aux nouvelles menaces.

Un retard sera inévitable en l’absence d’un vote du Parlement. En l’absence d’adoption du budget 2026, il sera impossible d’obtenir cette augmentation budgétaire. Nous nous soumettons ainsi à une réglementation particulière, impliquant une reconduction stricte des crédits en vigueur. Cette situation amène les partis d’opposition à accuser Sébastien Lecornu d’utiliser cet enjeu de défense afin de persuader les députés de voter en faveur de son budget pour 2026.

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