Budget 2026 : le Parlement adopte à l’unanimité la loi spéciale

Le projet de loi spéciale permettant de maintenir le financement de l’État de manière provisoire a été adopté à l’unanimité par le Parlement le mardi 23 décembre. Présenté par l’exécutif suite à l’impasse de la commission mixte paritaire, le projet de budget pour l’année 2026 a été approuvé par l’Assemblée nationale et le Sénat le mardi soir. Les discussions concernant le projet de loi de finances reprendront au mois de janvier.
La loi spéciale, qui proroge provisoirement le budget de l’année 2025, autorisera la collecte des impôts et le paiement des employés de l’État. Cependant, elle n’envisage pas d’engager des dépenses supplémentaires, notamment dans le domaine de la défense, considérée comme une priorité face à la menace russe.
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La discussion approfondie menée par Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste a conduit à l’approbation du budget de la Sécurité sociale pour 2026, bien que des compromis aient dû être faits concernant son financement et les retraites. Cependant, les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, ce dernier étant opposé à toute augmentation des prélèvements, ont entravé l’approbation du deuxième projet de loi de finances, celui portant sur le financement de l’État. Sébastien Lecornu a souligné mardi, en réponse à une question du président du groupe socialiste Boris Vallaud à l’Assemblée nationale, qu’il était nécessaire de corriger ce léger décalage temporel entre les deux chambres dans un avenir proche.
Les parlementaires se réuniront en début d’année pour débattre de nouveau de ce texte. Le gouvernement souhaite une réexamination du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou le 6 janvier, cependant, d’après le président de la commission des Finances Eric Coquerel (LFI), cela devrait plutôt se dérouler le 7 ou le 8, précédant ainsi le débat en séance plénière à partir du 12. Lors d’une allocution prononcée mardi soir à Matignon, le Premier ministre a plaidé en faveur d’un compromis et a exprimé sa conviction que l’approbation du projet de loi de finances « est envisageable si les considérations politiques sont écartées ».
