16 juillet 2024

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« Rien n’est prêt », dénoncent des enseignants à la veille de la reprise

École« Rien n’est prêt », dénoncent des enseignants à la veille de la reprise. Chez ces professeurs, c’est la sensation de « flou » et un sentiment d’abandon qui l’emportent quant à l’application du protocole sanitaire censé les préserver eux et leurs élèves d’une contamination.

Jean Castex et Jean Michel Blanquer parlent de travaux réalisés (c’est faux), de cours en ligne prêt (le contrat pour les classes virtuelles est terminé), de 2.000 ordinateurs prêts (pour 12 millions d’élèves et un million de personnels) ! Nous allons faire cours dans des salles de 40-45 m2 avec 30 élèves, 1-2 AESH et le prof sans pouvoir ventiler correctement avec des masques qui ne protègent pas… »

Pour beaucoup d’enseignants, le port du masque obligatoire, pierre angulaire du protocole mis en place pour cette rentrée, pose autant de questions sanitaires que pédagogiques.

Johan, professeur d’histoire-géo en collège depuis 2001, dénonce ainsi « de la poudre aux yeux qui va nous mettre des bâtons dans les roues ». Quelle concentration vont-ils devoir mettre en œuvre, les élèves, pour suivre le défilé de 6-7 professeurs masqués eux aussi et comprendre ce qu’ils essaient de leur transmettre ?

Même inquiétude du côté des enseignants de maternelle et de primaire, qui porteront le masque en classe, contrairement à leurs élèves : « Ma rentrée est toujours une joie de retrouver les enfants de la classe. « Avez-vous déjà essayé de faire une dictée avec un masque ? Mais heureusement que les enfants restent des enfants… »

Autre préoccupation majeure des enseignants à la veille de la reprise : les élèves auront-ils le niveau pour démarrer sereinement cette rentrée après une année scolaire 2019/2020 chaotique ? Jean-François, professeur dans une classe unique dans l’académie de Grenoble, s’interroge : « Cette année, l’impatience est encore plus grande du fait d’une fin d’année précédente en décousu.

Géraldine, enseignante en primaire se veut optimiste : « Je ne suis pas du tout inquiète par le niveau des élèves, on prendra les enfants où ils en sont, notre tâche c’est de les faire progresser en prenant en compte leurs difficultés. » « Comme chaque année et comme tout enseignant, j’effectuerai des évaluations diagnostiques en français et mathématiques pour ajuster mes enseignements selon les besoins de mes élèves.

« D’après le ministre, les progressions se sont arrêtées courant mars : amputation d’un trimestre !

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