La dernière partie de l’assurance chômage controversée entre en vigueur

La dernière partie de l'assurance chômage controversée entre en vigueur« À partir du 1ᵉʳ décembre, une nouvelle étape va s’engager » dans « l’indispensable réforme de l’assurance chômage », a confirmé Emmanuel Macron dans son allocution du 9 novembre. La durée minimale de travail pour être indemnisé va passer de 4 à 6 mois sur les 24 derniers.

Selon l’étude d’impact de l’Unédic réalisée en avril, ce passage à six mois conduira lors de la première année d’application à retarder l’ouverture de droits à 475 000 personnes, notamment des jeunes ou des saisonniers qui multiplient les contrats courts , souvent avec le même employeur.

Selon la ministre du Travail, Elisabeth Borne « la durée minimale d’emploi ouvrant droit à l’assurance chômage influence directement la durée des contrats proposés par les employeurs », a-t-elle affirmé lors d’une audition en juin au Sénat, ce que ne croient guère les syndicats.

Conformément à la même clause de « retour à meilleure fortune », la dégressivité des allocations est durcie pour les salariés de moins de 57 ans qui avaient un revenu du travail supérieur à 4 500 euros brut par mois. Depuis le 1ᵉʳ juillet, cette dégressivité de 30 % s’appliquait à partir du 9ᵉ mois . Elle le sera au bout du 7ᵉ mois désormais.

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Les syndicats attendent encore dans les prochains jours, mais sans grand espoir, la décision sur le fond de la plus haute juridiction administrative sur la réforme du calcul de l’allocation-chômage.

Selon l’Unédic, la réforme globale de l’assurance chômage devrait engendrer des gains d’environ 1,9 milliard en 2022, puis 2,2 milliards en 2023.

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