Nos sociétés supporte de moins en moins les gens qui ne partagent pas nos idées

Nos sociétés supporte de moins en moins les gens qui ne partagent pas nos idées« Avant, si l’on rencontrait un adversaire politique au restaurant, on lui serrait la main. Aujourd’hui, on risque de se prendre un tir de fusil ! » Voici ce que déclarait avec malice Lula, favori de la prochaine élection présidentielle brésilienne, dans un entretien au journal Le Monde en mars 2021. Deux phrases, une image, qui décrit une vague déferlante qui traverse toutes les démocraties du monde. La difficulté croissante à se parler, à se tolérer.

Une étude conduite dans 12 pays riches depuis les années 1970 prouvent que la polarisation affective de nos sociétés a explosé. On supporte de moins en moins les gens qui ne partagent pas nos idées.

À qui la faute ? Aux responsables politiques qui dégainent sans effort les qualificatifs de wokistes et de complotistes. Aux intellectuels « fast-thinkers », amoureux des positions tranchées plus que des idées. Aux journalistes et à nos choix, à vous et moi… la responsabilité est bien diluée, minutieusement partagée. Jonathan CURIEL directeur général adjoint des programmes du groupe M6 entrevoit tout de même quelques sources d’espoir, quelques rayons lumineux.

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L’hystérisation est une plaie, un péril, lorsqu’elle induit la brutalisation émotive de l’échange, l’impossibilité même de la discussion.

Les gens sont de plus en plus exigeants et égoïstes. Dans nos sociétés le « je » l’emporte sur le « nous ». Il serait bien temps de changer cela et de revenir a une société apaisé et commune.

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