La demande de masques FFP2 multipliée par cinq

Selon France Inter, le 14 mai, en France, la demande de masques FFP2 a augmenté de cinq fois en moins d’une semaine, tandis que celle des masques chirurgicaux a quadruplé. Parallèlement, les cinq ressortissants français évacués du navire de croisière MV Hondius, affecté par l’hantavirus des Andes, ont été hospitalisés à l’hôpital Bichat avec une surveillance étroite. Une des personnes a été diagnostiquée positive et est actuellement en soins intensifs dans un état critique.
Les trois principaux distributeurs en gros, qui contrôlent 95 % de la part de marché des masques, ont tous émis un avertissement aux pharmacies indiquant qu’ils ne pouvaient plus fournir des masques FFP2 et chirurgicaux, ou seulement en quantités restreintes. Audrey Lecoq, fondatrice de Pharmazon, une centrale d’achats pharmaceutique, explique que la production en France est limitée en raison de la faillite de nombreux fabricants.
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En moyenne, elle commercialise 2 400 unités de masques par semaine auprès des pharmacies. Cependant, en l’espace de trois jours, elle a réussi à écouler 15 000 unités. Elle explique : « En tant que distributeurs, nous disposons seulement d’un faible stock en raison des conséquences de la crise du covid, ce qui a entraîné une importante perte de liquidités. »
La production est ajustée en fonction de la demande, ce qui maintient tout le monde en situation de flux tendu. C’est la raison pour laquelle nous sommes « confrontés à des pénuries », explique Audrey Lecoq. Il s’agit de pénuries qui devraient persister pendant quelques jours, le temps que la production et la distribution se mettent en place. D’après son point de vue, il est prévu que dans une semaine, la situation de pénurie actuelle ne sera plus d’actualité.
Dans cette situation, les tarifs proposés par les fournisseurs augmentent. Un pharmacien, consterné par ces pratiques, confie à France Inter que c’est la dure réalité de l’offre et de la demande. Précédemment, il acquérait des lots de 50 masques auprès de ses fournisseurs au prix unitaire de cinq euros. Actuellement, il lui est offert la même boîte pour un montant de sept euros.
