Faillite de l’aciérie Novasco : le gouvernement attaque en justice le groupe britannique Greybull

Faillite de l'aciérie Novasco : le gouvernement attaque en justice le groupe britannique Greybull
Le gouvernement intensifie ses efforts pour apporter de l’aide aux employés de l’usine sidérurgique française Novasco. Lors d’une entrevue accordée à l’AFP et publiée le lundi 17 novembre, le ministre délégué en charge de l’Industrie, Sébastien Martin, a annoncé son intention d’engager des poursuites judiciaires contre le fonds d’investissement Greybull, qui avait acquis le métallurgiste en 2024 mais n’a pas respecté ses engagements.

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Sébastien Martin insiste sur la fin de l’impunité en déclarant : « Cela fait plus de dix jours que j’échange avec Greybull concernant la manière dont il prévoit de soutenir les employés de Novasco et de prendre ses responsabilités. » Il a exprimé son impatience en déclarant : « Je considère qu’il est maintenant temps pour lui de présenter des propositions concrètes et sérieuses », juste avant une décision pour l’avenir de l’ancienne entreprise Ascométal.

La décision de la juridiction commerciale de Strasbourg devrait être rendue lundi matin, entraînant probablement la reprise d’un seul des quatre sites, en l’occurrence, celui de Leffrinckoucke près de Dunkerque (Nord), et entraînant ainsi la suppression d’environ 500 emplois.

Novasco, une entreprise spécialisée dans la production d’aciers spéciaux, notamment destinés à l’industrie automobile, a été placée en redressement judiciaire pour la quatrième fois depuis 2014. En 2024, le groupe a été acquis par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital, qui s’était engagé à y investir 90 millions d’euros, tandis que l’État contribuerait avec 85 millions d’euros. « Nous les avons apportés. » Le ministre a affirmé que ce n’était pas l’État qui était responsable. Il a souligné que Greybull s’était engagé à fournir 90 millions d’euros, dont 15 millions d’euros en capitaux propres. Il n’a apporté qu’une somme de 1,5 million. Sébastien Martin a souligné qu’il estimait que l’entreprise devait 88,5 millions d’euros aux salariés, aux habitants d’Hagondange (l’un des sites menacés de fermeture) et à l’ensemble du territoire.

À l’avenir, il s’est engagé à être attentif aux fonds d’investissement qui ne présentent pas de projet industriel sérieux. Concernant l’avenir de Novasco, l’entreprise vise initialement à « contrôler la propriété foncière du site industriel et à éviter sa fragmentation ». Ensuite, il convient d’« identifier des investisseurs de qualité ». Il est prématuré d’évoquer une transition vers des activités militaires pour le moment.

Parmi les deux propositions de reprise partielle soumises, l’offre de l’industriel français Europlasma et celle d’un groupe d’investisseurs dirigé par Julien Baillon, propriétaire de la PME ardennaise Métal Blanc, c’est cette dernière qui est « réellement » préférée par l’État en raison de la « solidité du projet industriel », comme indiqué.

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