Anticorruption : Le gouvernement n’a pas renouveler l’agrément de l’association Anticor

Elle annonce que l’association va « contester cette décision devant la justice administrative». Selon la présidente d’Anticor, «la bonne nouvelle, c’est que c’est la justice qui va statuer sur le respect par Anticor des critères pour être agréée». Ainsi, poursuit-elle, « cela permet d’évacuer l’arbitraire auquel nous sommes soumis depuis trois ans».
L’agrément permet à Anticor d’intervenir dans des dossiers de lutte contre de la corruption présumée. Sans ce sésame, l’association ne peut plus se porter partie civile «alors que cette démarche est fondamentale puisqu’elle aide à contourner la décision d’un procureur, dont la carrière dépend du gouvernement, de classer sans suite une affaire politico-financière sensible», explique la présidente d’Anticor. «En se constituant partie civile, Anticor allait chercher un dossier politico-financier sur le bureau d’un procureur pour le déposer sur le bureau d’un juge d’instruction lui constitutionnellement indépendant», poursuit Élise Van Beneden.
À LIRE ÉGALEMENT >> Conflit d’intérêts : l’association Anticor dépose plainte contre le numéro 2 de l’Élysée
C’est essentiel car «cela permettait de faire barrage à l’impunité et de promouvoir, dans la mesure de nos forces, l’égalité devant la loi en disant haut et fort que les élus ne sont pas des super-citoyens et qu’ils doivent rendre des comptes à la justice et à travers elle, aux citoyens», conclut la présidente d’Anticor dans un message envoyé à franceinfo.