François Bayrou et le MoDem continuent de faire pression pour la proportionnelle

Bientôt quatre ans qu’il attend, François Bayrou commencerait-il à perdre patience ? Alors que l’exécutif semble décidé à enterrer la possibilité d’introduire une dose de proportionnelle pour les élections législatives de 2022, le haut-commissaire au Plan, multiplie, depuis plusieurs jours, les prises de parole pour défendre sa mise en place rapide.

«La proportionnelle n’est pas le dossier en haut de la pile», a reconnu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, dimanche 24 janvier sur France 3 expliquant que le gouvernement entendait plutôt se concentrer dans les prochaines semaines sur la gestion de la crise sanitaire et sur le plan de relance.

Quand on a pris un engagement et quand on est devant un sujet essentiel, il faut que les responsables fassent face à leurs obligations.» Pour le MoDem, la crise sanitaire ne représente donc pas un obstacle pour changer le mode de scrutin des prochaines législatives.

La légitimité passe par une meilleure représentativité des Français et donc par des élections législatives à la proportionnelle», développe le secrétaire général du parti centriste Jean-Noël Barrot.

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Dans un livre blanc «pour agir contre l’abstention» publié mercredi, le MoDem plaide pour «une introduction de la proportionnelle à un tour et à la plus forte moyenne avec un seuil d’éligibilité de 5% des suffrages exprimés dans les grands départements à 5 sièges ou plus». En effet, en France, un mode de scrutin ne peut pas être modifié moins d’un an avant sa tenue et les législatives se tiennent habituellement au mois de juin.

Pour le parti centriste, introduire de la proportionnelle dans le scrutin législatif permettrait également de renforcer le poids et la légitimité de l’Assemblée nationale. C’est une atteinte profonde à la légitimité de la démocratie représentative.» «C’est au Parlement que doivent se tenir les débats et il n’y a débat que quand plusieurs visions ne s’affrontent pas quand il y a l’hégémonie d’un seul parti, explique, quant à lui un député MoDem.

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