Pour le député socialiste Emmanuel Grégoire, le Nouveau Front populaire doit “discuter avec les autres groupes en dehors du RN”

À CONSULTER >> Gabriel Attal va proposer de nouveau “du en même temps” aux autres groupes politiques
« S’il n’y a pas de stabilité gouvernementale, il y aura une crise et à la fin une démission du président de la République», prévient le nouveau député socialiste de Paris. Emmanuel Grégoire soutient une candidature de Lucie Castets, la candidate désignée par le NFP pour Matignon, qui «fait l’unanimité», un «barycentre respectueux de l’ensemble des composantes» qui forment l’alliance de gauche.
Il dénonce notamment les «voix parmi le NFP» dont celle de Jean-Luc Mélenchon qui «semble avoir eu des déclarations pas conformes à l’intérêt du Nouveau Front populaire, à un certain moment». «Je dis que s’il n’y a que sa voix qui porte, s’il n’y a que lui qu’on entend, c’est un déséquilibre, et donc un problème», souligne le nouveau député de Paris.
«Ces excès sont aussi des excès pour exister, pour vivre, pour imprimer médiatiquement», poursuit le socialiste avant d’affirmer que les élus LFI ne sont pas «dans sa famille» mais «dans cet accord qu’on appelle le Nouveau Front populaire, il faut être clair là-dessus». «Il n’y a pas une soumission à La France insoumise» au sein de la coalition de gauche, abonde-t-il. «La gauche, ce sont des pluralités d’engagement, de convictions» et le NFP est «une synthèse pour être en capacité de gouverner le pays», avance l’ex-Premier adjoint d’Anne Hidalgo.
