Marine Tondelier : Un député ne peut pas rester député quand il a été condamné

Selon Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, un député ne peut pas conserver son mandat s’il a été reconnu coupable de violences volontaires, a-t-elle déclaré le jeudi 26 février sur France Inter, en référence à Raphaël Arnault. Le député de La France insoumise fait l’objet de vives critiques depuis le décès du militant identitaire Quentin Deranque à la mi-février à Lyon, à la suite d’une agression violente perpétrée par plusieurs individus. Sept individus ont été inculpés pour meurtre intentionnel et complicité, parmi lesquels figurent deux collaborateurs de Raphaël Arnault, co-fondateur du groupe antifasciste dissous « La Jeune Garde ».
À lire >> En France, 70 % des exploitations agricoles sont classées comme étant de type intensif
En 2022, Raphaël Arnault a été condamné à une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour sa participation à l’agression d’un jeune de 18 ans lors d’une manifestation d’extrême droite, sous l’accusation de « violences volontaires en réunion ». En 2025, il a renoncé à interjeter appel. Marine Tondelier explique que « sa condamnation est devenue définitive » et estime qu’un député ne devrait pas conserver son mandat s’il a été reconnu coupable de violences volontaires.
Concernant « la Jeune Garde », elle a déclaré ne montrer « aucune indulgence envers les groupes qui recourent à la violence physique et qui pratiquent le lynchage d’un individu au sol ». En mai 2025, la secrétaire nationale des Écologistes avait apposé sa signature sur une tribune s’opposant à la dissolution de ce mouvement. Aujourd’hui, elle expose son opposition à une politique de « deux poids, deux mesures » en France : « Soit on dissout tous les groupes jugés violents, soit on ne le fait pas », critique-t-elle, reprochant au gouvernement son inaction vis-à-vis des groupes d’extrême droite.
« Dès que j’ai pris connaissance des actes de violence perpétrés par « la Jeune garde », la semaine dernière, j’ai immédiatement exprimé ma condamnation », déclare-t-elle. « Je désapprouve toute forme de violence, où qu’elle se manifeste, et mon souhait est de mettre un terme à toute forme de traitement discriminatoire dans notre pays”, affirme-t-elle.
