Une enquête révèle l’ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans le milieu du journalisme

Une enquête révèle l’ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans le milieu du journalismeUne enquête révèle l’ampleur du sexisme et des violences sexuelles dans le milieu du journalisme. Dans le détail, 67% des femmes qui ont participé à l’enquête déclarent avoir été victimes de propos sexistes*, 49% de propos à connotation sexuelle – tel que “ta jupe te fait un beau cul” – et 13% d’agressions sexuelles.

Marilyn Baldeck, présidente de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) affirme qu’elle collecte régulièrement des témoignages similaires : “Je ne compte plus les fois où, à l’issue d’interviews, les journalistes femmes me racontent ce dont elles ont été victimes dans leur propre rédaction.

L’étude relève également que les femmes racisées – terme issu de la sociologie, utilisé pour caractériser les personnes identifiées comme appartenant à une “race” à cause de la couleur de leur peau – sont davantage exposées aux propos sexistes que leurs comparses : elles sont 64% à déclarer avoir subi des propos à connotations sexuelles (contre 49% des femmes ayant répondu).

Dans l’enquête, les discriminations sont plus fortes contre les femmes racisées mais aussi contre les journalistes au statut plus fragile, à savoir les pigistes qui ne sont pas liés à leur rédaction par un contrat de travail.

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Autre enseignement de cette enquête : les écoles de journalisme ne sont pas non plus épargnées par les violences sexuelles ou sexistes. “Les rédactions citées dans l’enquête ne disposent d’aucun système efficace de remontée d’information en cas de violences”, lit-on dans les conclusions de l’enquête. De plus, l’enquête note que les directions auraient réagi dans 57% des cas impliquant des hommes contre seulement 24% des cas concernant des femmes.

Pour Aude Lorriaux,journaliste et porte-parole de Prenons la une. “les rédactions doivent se remettre en cause et se demander pourquoi il y a autant de femmes victimes de sexisme ou de harcèlement sexuel qui ne vont pas voir leur direction”.

“Ce qui est encore pire et beaucoup plus condamnable, c’est le nombre incroyable de personnes qui signalent ce qu’ils ont subi et rien n’est fait”, ajoute la journaliste qui attribue ce constat à plusieurs facteurs comme “le sexisme de certains dirigeants” ou “l’immobilisme” au sein des rédactions.

Attention, ces chiffres ne sont pas représentatifs de l’ensemble des rédactions car issus d’un appel à témoignages lancé sur les réseaux sociaux.

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