Des chercheurs ont identifié un variant du VIH très virulent

Des chercheurs ont identifié un variant du VIH très virulentAyant commencé à circuler aux Pays-Bas dans les années 1990, une découverte scientifique rare qui ne doit pour autant pas être source de panique, assurent-ils, car des chercheurs ont identifié un variant du VIH très virulent.

Ces travaux démontrent également qu’un virus peut bien évoluer pour devenir plus virulent – une hypothèse scientifique très étudiée en théorie, mais dont il n’existait jusqu’alors que peu d’exemples. Au total, les chercheurs ont trouvé 109 personnes infectées par ce variant, dont seulement quatre en dehors des Pays-Bas . La majorité était des hommes ayant des rapports avec d’autres hommes, d’un âge semblable aux personnes infectées par le virus en général.

Le virus du VIH est en constante évolution, de telle sorte que chaque personne infectée en présente une version légèrement différente, ce qui n’a la plupart du temps pas d’importance. Ces cellules, qui font partie du système immunitaire, sont la cible du virus. Or les personnes infectées par le variant présentaient un nombre de CD4 plus bas que les autres au moment du diagnostic, avec un déclin estimé comme deux fois plus rapide. Les chercheurs ont calculé que, sans traitement, le seuil dangereux de 350 lymphocytes T-CD4 par microlitre de sang serait atteint en 9 mois avec ce variant, contre 3 ans pour les autres patients.

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La charge virale des personnes infectées par ce variant était également significativement plus élevée. En plus de sa virulence, les chercheurs ont par ailleurs montré qu’il était hautement transmissible. Pour cela, ils ont examiné les ressemblances entre les différentes versions du virus chez les patients infectés. Or celles-ci étaient très similaires, suggérant que le virus n’avait pas eu le temps d’accumuler beaucoup de mutations avant de passer rapidement d’une personne à l’autre.

«Nos résultats soulignent l’importance d’un accès régulier à des tests pour les personnes à risque de contracter le VIH, afin de permettre un diagnostic tôt, suivi d’un traitement initié immédiatement après», a souligné dans un communiqué l’épidémiologiste Christophe Fraser, co-auteur de l’étude.

Ce projet a précisément été créé en 2014 pour analyser dans quelle mesure les mutations du virus pouvaient avoir un impact sur la maladie développée. Les chercheurs n’ont pas pu expliquer quelles mutations précises du variant VB provoquaient sa haute virulence, ni par quel mécanisme. «Il s’agit d’un avertissement, nous ne devrions jamais être trop présomptueux et présupposer qu’un virus va évoluer pour devenir plus bénin», a enfin souligné Chris Wymant.

Ne pas oublier de vous protéger en utilisant les préservatifs.

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