Le gouvernement veut baisser le prix du paracétamol

Selon les informations divulguées par France Inter le vendredi 17 juillet, le gouvernement envisage de réduire le prix du paracétamol. Plus précisément, le gouvernement envisage de réduire de 10 centimes par unité le coût pour le fabricant, ce qui se traduirait par des économies d’environ 30 millions d’euros par an pour la Sécurité sociale. En ce moment, le prix d’une boîte de Doliprane, l’antalgique le plus populaire en France, s’élève à 2,18 euros en pharmacie. Les laboratoires qui commercialisent du paracétamol reçoivent un revenu de 76 centimes d’euros hors taxes grâce à ses ventes.
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Ce projet, bien qu’il soit dénué d’impact financier sur les citoyens français qui bénéficieraient de médicaments à moindre coût, suscite des controverses, en particulier parmi les laboratoires français. Les responsables ont prévu une réunion la semaine prochaine avec le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, afin d’aborder ce sujet. Les pharmaciens expriment également des préoccupations, car ils constatent une diminution de leurs marges bénéficiaires sur chaque unité de paracétamol vendue. Dans le département du Lot-et-Garonne, où se trouve l’usine de production d’Upsa, des représentants politiques ont adressé une correspondance au Premier ministre, comme rapporté par France Inter. Ils redoutent que les 1 600 emplois du site, où les boîtes d’Efferalgan et de Dafalgan sont principalement fabriquées, soient affectés par la décision du gouvernement.
Un acteur majeur concerné dans ce projet de production de paracétamol en France a partagé avec France Inter ses inquiétudes quant à la fragilisation potentielle du projet si la baisse des prix se poursuit. En 2020, à la fin du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron avait exprimé l’engagement de restaurer la « souveraineté nationale dans le secteur pharmaceutique » en France. Un défi majeur se présente, puisque près de 80 % des médicaments commercialisés en Europe renferment des ingrédients actifs provenant de l’Inde ou de la Chine. Par la suite, deux entreprises pharmaceutiques françaises, Opella (qui a récemment acquis Doliprane de Sanofi) et Upsa, étaient chargées de la production dans l’usine Seqens, localisée en Isère. Les premiers lots étaient prévus pour être livrés en pharmacie au début de l’année 2027.
Afin d’accomplir cette tâche, un investissement de 140 millions d’euros a été réalisé par les laboratoires Upsa et Opella, ainsi que par Seqens, responsable de la production du principe actif, et par l’État, contribuant à hauteur de 70 millions d’euros. Il convient de souligner que la production du principe actif en France entraîne un surcoût de 60 % par rapport aux pays asiatiques. Selon un économiste de la santé interrogé par France Inter, ces investissements ne pourront être rentabilisés qu’au moyen d’une augmentation du prix du paracétamol. Cependant, il souligne que le gouvernement prévoit de le diminuer, ce qui va à l’encontre de l’objectif du président de rapatrier la production de paracétamol en France. Depuis l’année 2020, le prix du paracétamol est réglementé en France. En 2021, l’État a mis en place un moratoire prolongé à trois reprises depuis lors. En échange de ce montant fixe, les industriels ont pris l’engagement d’accroître leur capacité de production.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
