Ralentisseurs illégaux : nouvelle victoire pour l’association

Ralentisseurs illégaux : nouvelle victoire pour l'associationEn appel, la justice a exigé que le maire de Saint-Jean-le-Vieux (Ain) détruise un ralentisseur ne respectant pas les normes. Des avancées qui permettent de sensibiliser les élus, avec récemment le maire d’une commune de Corse-du-Sud, qui a renoncé à installer des coussins berlinois, un type d’installations très populaires car peu coûteuses, mais qui présente des risques en termes de sécurité, en particulier pour les deux roues, explique Thierry Modolo, président de l’association PUMSD.

En décembre, trois associations avaient déjà obtenu une première victoire importante, avec l’ouverture d’une information judiciaire pour « mise en danger de la vie d’autrui », visant notamment les installations de type coussins berlinois, une structure en caoutchouc.
Des nuisances sous prétexte de sécurité routière

Plus récemment, à Villeparis (Seine-et-Marne), une habitante a obtenu la destruction de ralentisseur installé début 2019 devant son domicile, dans un virage, ce qui ne serait pas réglementaire. Le ralentisseur provoquait des nuisances sonores avec le passage des bus notamment, en semaine et le week-end, et des vibrations susceptibles de provoquer des fissures sur la façade de sa maison.

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Deux jours après la destruction du ralentisseur, un nouveau type d’installation, des coussins lyonnais (des coussins berlinois en béton) sont installés devant chez elle.

Pour l’association, seuls le décret 94-447 et la norme NF 98-300 encadrent la construction de ces installations, qui ne doivent pas dépasser 10 centimètres de hauteur et 4 mètres de long. Dans ces conditions, la quasi-totalité des 450 000 ralentisseurs présents sur le territoire français ne respecteraient tout simplement pas la norme.

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