Prison de Vendin-le-Vieil : les conditions de détention ne “sont pas inhumaines”

Prison de Vendin-le-Vieil : les conditions de détention ne
Les conditions de détention au sein du quartier de haute sécurité de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) ne sont pas qualifiées d'”inhumaines”, a affirmé ce lundi 1ᵉʳ septembre Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice, lors d’une intervention sur franceinfo. Plusieurs détenus de cette section ont déclaré entamer « une grève de la faim à partir du 1ᵉʳ septembre», dénonçant des conditions de détention jugées inhumaines. « Une vigilance constante est maintenue concernant les conditions de détention, en particulier celles du quartier de haute sécurité de Vendin-le-Vieil», déclare le porte-parole du ministère de la Justice.

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Il souligne que la loi sur le narcotrafic, à l’origine de ce durcissement du régime de détention pour les détenus les plus dangereux, a été approuvée par le Conseil d’État avant d’être adoptée par le Parlement, puis validée par le Conseil constitutionnel. Il mentionne également que les recours déposés par certains détenus, que ce soit devant les instances administratives ou les tribunaux, ont tous été rejetés. Sacha Straub-Kahn affirme que, mis à part les détenus et l’une des avocates représentant ces prisonniers, personne n’évoque les conditions illégales. Selon lui, ces conditions sont non parfaitement légales, mais par ailleurs conformes à la Constitution.

Dans leur communiqué, les détenus expriment leur volonté de protéger la « dignité » de leurs proches lorsqu’ils leur rendent visite en prison. « C’est bel et bien eux qui, par leurs actions, se sont retrouvés dans cette situation délicate, mettant ainsi leurs familles dans une position délicate», réplique Sacha Straub-Kahn. Il réplique aux critiques concernant la mise en place d’hygiaphones aux parloirs. Si certains détenus n’avaient pas impliqué, y compris leurs propres enfants, dans le trafic de téléphones portables en détention avant leur transfert à Vendin-le-Vieil, il est possible que la situation actuelle aurait pu être évitée. Selon le porte-parole, ils portent la responsabilité d’abord.

Il insiste sur le fait que la Genèse de ce quartier de haute sécurité remonte à l’attaque d’Incarville en mai 2024 par Mohamed Amra, au cours de laquelle deux agents pénitentiaires ont perdu la vie. Il affirme également que le ministère de la Justice ne discutera pas avec des détenus pour déterminer ce qu’ils considèrent comme des mesures de sécurité acceptables ou non. Selon lui, les détenus ne sont pas en position de négocier leurs conditions de détention.

Selon Sacha Straub-Kahn, ces mesures sont jugées efficaces, car «à ce jour, aucun téléphone portable n’a été découvert en détention». L’objectif est de maintenir le détenu isolé de l’extérieur, de rendre cette prison hermétique. Pour l’heure, cette prison semble parfaitement sécuriser. Selon lui, l’objectif n’est pas de priver quiconque de ses liens familiaux, mais plutôt d’empêcher ces détenus particulièrement dangereux de poursuivre leurs activités criminelles depuis leur lieu de détention.

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