Ces pièces automobile qui pourraient bientôt coûter beaucoup moins cher

Edouard Philippe, le Premier ministre de l’époque, promettait de s’attaquer aux « angles morts du pouvoir d’achat » en ciblant le marché des pièces détachées automobiles.

La commercialisation de ces éléments dits « visibles » (capot, ailes, pare-brise, vitres, rétroviseurs, phares, etc.), protégés par le droit de la propriété intellectuelle, est en France, réservée aux constructeurs.

Les distributeurs de pièces détachées comme les réparateurs seraient alors autorisés à s’approvisionner à l’étranger avec des pièces moins chères. En 2012, déjà, l’Autorité de la concurrence préconisait une « levée progressive et maîtrisée du monopole sur les pièces détachées visibles ».

Le texte prévoit la libéralisation des pièces détachées pour l’ensemble des équipementiers à compter du 1ᵉʳ janvier 2022. Au ministère de l’Économie, certains redoutent que le marché tombe aux mains des constructeurs étrangers, mais la loi ferait d’abord les affaires des sous-traitants tricolores, Valeo, Faurecia ou encore Plastic Omnium, entre autres.

L’ouverture à la concurrence du marché des pièces automobiles était alors programmée au 1ᵉʳ janvier 2020. Le Conseil constitutionnel en a décidé autrement, censurant la mesure au motif qu’elle était trop éloignée du thème global de la loi.

Le risque d’embouteillage législatif est réel. « Il existe une fenêtre à l’Assemblée en mai-juin », espère Damien Pichereau, qui croise les doigts pour que le Sénat, derrière, joue le jeu également.

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« Nous sommes sur une proposition de loi simple, tous les parlementaires peuvent se retrouver sur ses objectifs », ajoute l’élu. « Nous sommes tout à fait volontaires pour chercher à réduire le coût des réparations et donc des cotisations », glisse un représentant de la MAIF.

Les véhicules âgés se verront plus facilement réparés en cas de sinistre, alors qu’ils se retrouvent souvent classés « économiquement irréparable », mettant leurs propriétaires dans des situations précaires.

Rendre du pouvoir d’achat aux automobilistes, en fin d’exercice, « serait une bonne façon de souligner que le message a été balayé par l’actualité, mais qu’il est toujours présent dans l’esprit des élus », lâche un député LREM, poids lourd de la commission des Finances.



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