Le patron de la SNCF réclame des moyens pour le rail

Le patron de la SNCF réclame des moyens pour le railLe PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou appelle à la «mobilisation générale» pour donner au ferroviaire les moyens de doubler le nombre de voyageurs et de marchandises, faute de quoi la France ne pourra pas atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

«C’est avec la casquette de patron du système ferroviaire français que je m’exprime», précise-t-il dans un entretien à l’AFP. Sa contribution au débat, publiée jeudi par la Fondation Jean-Jaurès, est aussi selon lui «l’expression d’un citoyen qui pense que le ferroviaire peut vraiment contribuer à la solution face au défi climatique, à l’aménagement du territoire, à la relance industrielle et à l’emploi». Le train devenant lui-même plus propre, relève Jean-Pierre Farandou.

Avec un «acte II» à engager pendant le prochain quinquennat, l’acte I étant la réforme ferroviaire de 2018 qui a, insiste-t-il, permis d’assainir les finances de la SNCF et de clarifier les règles de concurrence. «L’acte II, c’est une accélération, une amplification des impulsions données, avec une ambition plus forte, c’est le +fois 2+», clame Jean-Pierre Farandou.

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Pour le moment, le projet de contrat de performance de SNCF Réseau, très critiqué, prévoit juste de quoi régénérer les lignes principales. Jean-Pierre Farandou cite pêle-mêle, dans sa liste des courses du «programme x2», la construction d’une commande centralisée du réseau pour remplacer les vieux postes d’aiguillage, le déploiement d’une signalisation plus performante, «la transformation des TER en RER dans les 13 grandes métropoles», le programme fret et la construction de nouvelles lignes, comme Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, Montpellier-Perpignan ou l’axe Marseille-Nice.

Au bout du compte, la facture atteindrait plusieurs dizaines de milliards d’euros, même si Jean-Pierre Farandou souligne qu’il «ne fait pas les additions». «Les politiques devront s’emparer du sujet du financement», estime le patron de la SNCF, se contentant d’évoquer «une tarification du carbone et une réglementation des usages» là où il avait déclaré il y a quelques mois que les avions n’étaient pas assez chers ou qu’il faudrait faire payer les poids lourds.

Il faut avoir envie de plus de ferroviaire, résume-t-il. Avec à la clef des retombées pour l’aménagement du territoire et des bénéfices industriels, le «programme x2» devant créer des emplois dans l’industrie ferroviaire, le BTP, à la SNCF et chez ses concurrents qui profiteront aussi de l’essor du rail.

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