Les salariés du Centre national d’études spatiales de Toulouse sont en gréves

Les salariés du Centre national d'études spatiales de Toulouse sont en gréves En grève. De mémoire d’ingénieur du CNES, Julien n’avait jamais connu une telle mobilisation. « C’est sûr que moi, ça fait un certain nombre d’années que je suis au CNES maintenant et je n’ai jamais vu ça, confie un salarié.

Cela montre que le personnel du CNES en a vraiment marre, que quelque part, des gouttes d’eau ont vraiment fait déborder les vases.» À commencer par des augmentations de salaires qui ne compensent pas l’inflation, mais également et surtout par la signature du nouveau contrat d’objectifs et de performance pensé par le gouvernement pour définir les quatre prochaines années. « Cela veut dire en gros, le CNES ne doit plus faire, ne doit plus réaliser et doit déléguer au maximum à l’industrie.

Cela va nous faire devenir une simple agence de financement, c’est-à-dire que notre rôle serait de donner de l’argent aux industriels sans aucun contrôle.» Avec notamment la consigne donnée au CNES d’investir 1,5 milliard d’euros dans le secteur privé et les start-up.

«L’exemple classique, poursuit Damien Desroches, ingénieur et délégué CGT, c’est Elon Musk. On veut créer les nouveaux Space X, etc. Elon Musk, il est arrivé avec ses milliards de la vente de PayPal.

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Nous c’est de l’argent public. On arrive avec notre argent, on le donne avec un blanc-seing, à des personnes dont, on sait qu’ils n’ont pas actuellement les compétences techniques pour le faire. »

De l’argent public qui finit par manquer aux chercheurs du CNES et qui provoque déjà l’arrêt de certains projets. “La conséquence, c’est qu’il y a des projets spatiaux qui s’arrêtent, faute de financements. Pour faire entendre leur colère et leur désaccord, les salariés du CNES se disent prêts à durcir le mouvement et à se mettre à nouveau en grève.

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