Les activités sur internet, ont un impact environnemental lourd

Par exemple la consommation annuelle de vidéos en ligne émet autant de CO2 que l’Espagne.
C’est la vidéo à la demande – avec ses géants Netflix ou Amazon et bientôt Apple ou Disney – qui domine, représentant 34% du total (chiffres du Shift Project). Traduction en équivalentes tonnes de CO₂: 102 millions, à peu près les émissions annuelles du Chili.
Car le streaming, c’est “un ensemble de ressources numériques mobilisées pour un client regardant une vidéo”, contrairement à la télé classique où un émetteur arrose tout les spectateurs, souligne Laurent Lefevre de l’Institut national (français) de recherche en sciences du numérique (Inria).
Pour Gary Cook de Greenpeace “l’exercice de la responsabilité collective, en exigeant des géants de l’internet qu’ils passent rapidement leurs centres de données aux énergies renouvelables a été le principal vecteur de changement jusqu’à présent”.
D’autant que le consommateur veut un service rapide et sans hoquet. Résultat, “tout le monde est en train de surdimensionner les équipements avec pour conséquence un gaspillage de ressources à tous les niveaux”, poursuit le chercheur, également directeur adjoint du groupe EcoInfo du CNRS.
Lire aussi : Le déculotté d’Emmanuel Macron, jamais la France n’avait subi pareil échec
