Le bois de chêne français peu à peu grignoté par la Chine

La France est le troisième producteur mondial de bois de chênes, les scieries hexagonales peinent parfois à s’approvisionner. . En France, deux chênes sur trois sont vendus en Chine, ce qui place la France au rang de troisième exportateur mondial.

Pour l’instant, il survit grâce aux relations qu’il a nouées avec des exploitants forestiers français comme Gérard Thivillier qui continue de lui vendre du chêne à bas prix. « On a toujours vendu aux scieries françaises, ce serait dommage que les scieries de la région ferment », justifie l’exploitant forestier.

Nicolas Talpin exploitant forestier en Savoie, fait le choix de vendre les deux tiers de son bois à des industriels asiatiques qui lui proposent un prix très avantageux. « C’est des prix qui sont supérieurs de 30 à 40% », déclare l’exploitant selon qui, les Chinois paieraient plus rapidement que les Français.

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« Vous avez un pays comme la Roumanie qui vient d’interdire pour dix ans les exportations de bois de grumes en dehors de l’Union européenne et même en dehors de l’Europe, on vient d’apprendre cette semaine que la Turquie et le Japon interdisait les exportations de grumes », affirme Jacques Ducerf, président de la fédération nationale du bois.

Et les scieries ne sont pas les seules à manquer de bois, dans tous les pays, la reprise économique a fait augmenter la pression sur cette ressource. « Il y a beaucoup de demandes », affirme le charpentier qui estime l’augmentation des prix à « 25 ou 30% et des délais qui vont de un à un mois et demi. »

Les constructions en bois représentent aujourd’hui 10% des chantiers, la concurrence mondiale autour de cette ressource pourrait pousser l’État à prendre, comme la Turquie, la Roumanie et le Japon, des mesures en faveur du marché français.

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