La ministre de l’agriculture a donné son autorisation pour une augmentation de 10% du quota de loups pouvant être abattus !

La ministre de l'agriculture a donné son autorisation pour une augmentation de 10% du quota de loups pouvant être abattus !
Le loup gris

Jean-David Abel, responsable du réseau biodiversité chez France Nature Environnement, critiqua vivement le fait que la ministre ignore complètement le droit, lors de son intervention sur franceinfo le samedi 10 janvier. Il a répondu aux déclarations de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, qui a approuvé une augmentation de 10 % du quota de loups pouvant être abattus, en réponse aux demandes de certains éleveurs.

Jean-David Amiel critique le fait que les éleveurs ont le sentiment d’être manipulés par l’État en raison de son approche politicienne plutôt que de se fonder sur des données scientifiques, techniques et juridiques.

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Dans ce cas précis, la ministre semble ignorer absolument le droit. En effet, le cadre juridique stipule clairement que, malgré le changement de statut du loup, toutes les actions entreprises par les États en matière de destruction doivent être conformes au maintien d’une population viable. C’est ce qu’explique le responsable du réseau biodiversité.

Selon lui, cette décision permettra à la France de se libérer des restrictions imposées par l’Union européenne. Il souligne que d’un point de vue juridique et scientifique, il est clair que la population avait déjà plus de 50 % de chances de diminuer dans les quotas actuels. Jean-David Amiel fait référence aux conclusions d’une récente étude du CNRS, commandée par l’État il y a quatre mois.

Jean-David Abel remet en question l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux. Selon lui, durant les dix dernières années, l’activité des loups dans les départements historiques s’est globalement stabilisée, à l’exception de quelques foyers isolés, tandis que la majorité des attaques ont été recensées dans de nouveaux territoires de présence. Ainsi, il estime que les mesures prises par l’État, qui consistent à abattre des loups, ne constituent pas une priorité pour la protection des troupeaux.

Selon ses propos, l’expérience de trente ans avec la présence du loup a démontré l’efficacité principalement liée à la mise en place adéquate de mesures de protection, en particulier l’utilisation de chiens. Il a également reconnu la possibilité de recourir à des tirs de loups en cas d’échec des mesures de protection, tout en soulignant que la prévention des attaques ne peut pas reposer uniquement sur cette méthode.

Jean David Abel

En Europe : Les résultats sont impressionnants. Une étude récente menée dans 34 pays du continent européen montre qu’en 2022, la population de loups atteignait 21 500 individus, contre 12 000 une décennie plus tôt, soit une augmentation de 58 %. La progression est particulièrement marquée en France, où l’on comptait environ 100 loups en 2000 contre plus de 1 000 en 2022. En Allemagne, où le loup avait disparu depuis plus d’un siècle, on recense aujourd’hui plus de 160 meutes. En Espagne et en Italie, où des populations résiduelles avaient survécu, la croissance s’est poursuivie, avec respectivement 2 500 et 3 300 loups estimés. Le gouvernement espagnol en 2021 a déclaré les loups strictement protégés. Son objectif est d’augmenter la population de loups de 18 % et d’encourager les agriculteurs à mettre en œuvre des mesures de protection du bétail, telles que l’installation de clôtures ou l’élevage de chiens de garde.

Les déclarations d’Emmanuel Macron sur la gestion du loup en France ont suscité une vive controverse. En déplacement dans l’Aveyron le 4 juillet 2025, le président a affirmé vouloir limiter l’expansion du loup dans les zones de pastoralisme, provoquant l’indignation de Jean-David Abel, pilote du réseau biodiversité chez France Nature Environnement (FNE). Ce dernier accuse, au micro de France Info, le chef de l’État de tenir des propos « totalement mensongers » et de verser dans un « populisme d’un niveau rare », ravivant le débat sur la coexistence entre pastoralisme et protection de l’espèce.

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