En France, le loup, traqué et braconné, connaît un taux de mortalité alarmant

En France, le loup, traqué et braconné, connaît un taux de mortalité alarmantSuivre une meute de loups, c’est un travail très compliqué, il ne suffit pas de poser une caméra automatique ! En moyenne, une étude a montré qu’une meute est composée de quatre loups, hors louveteaux, soit le couple dit « alpha » et les « filles et fils » de l’année précédente. »

L’étude, menée en 2020 et présentée comme une première en France, vient d’être publiée. Et les résultats dévoilent une réalité du braconnage.

« Une meute sur deux est soit braconnée, soit elle subit des tirs légaux de défense, soit les deux », poursuit Roger Mathieu de France nature environnement Auvergne Rhône-Alpes qui précise « ne pas être opposé à toute élimination du loup ». Il évoque à leur propos des « meutes persécutées » ou des « meutes possiblement braconnées ».

« Au total, 30 % des meutes ont subi des actes hostiles d’origine humaine particulièrement meurtriers avec dislocation du clan », selon l’étude.

« Une meute organisée où il y a un couple alpha aura beaucoup moins tendance à aller taper dans un troupeau de brebis, les attaques sont à première vue bien moins fréquentes dans cette configuration », énonce Roger Mathieu, en ajoutant aussitôt : Mais attention, c’est une règle qui comporte des exceptions.

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Peut-on aller jusqu’à dire qu’il existe une corrélation entre les tirs de défense et les attaques de loups ? Un naturaliste du groupe étudie actuellement le sujet. Un travail qui commence, déjà, par récolter des données.

Selon l’étude, elle estime que les loups meurent autant du braconnage que des tirs légaux : chaque année, entre 87 et 116 loups seraient ainsi victimes d’actes de braconnage. On ne voit pas comment, dans les 10 ans à venir, la population peut échapper à un effondrement », alerte Roger Mathieu.

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