Compter les insectes sur sa voiture

Compter les insectes sur sa voiture
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Le Muséum national d’histoire naturelle a initié un programme de science participative le lundi 13 avril 2026 dans le but d’assister les chercheurs dans l’évaluation des effectifs d’insectes en France, en déclin constant. Chaque individu a la possibilité de contribuer à la surveillance du déclin de ces organismes essentiels pour l’équilibre de l’écosystème et pour l’humanité, lesquels sont mis en péril par l’usage de pesticides et la transformation des sols en milieux artificiels.

Les chercheurs à l’initiative de cette expérience ont observé que le nombre d’insectes écrasés lors des trajets en voiture diminue.

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Concrètement, il est donc suffisant de dénombrer les insectes écrasés sur le pare-chocs d’un véhicule après un trajet. Afin d’accomplir cela, il est nécessaire de télécharger l’application « Bugs Matter », intitulée « Les insectes, ça compte » en français, sur son smartphone. Cette démarche est extrêmement simple, ce qui en fait sa caractéristique remarquable. Avant d’entreprendre un voyage en voiture, il est essentiel de s’assurer que la plaque d’immatriculation à l’avant du véhicule est propre. L’application reste active pendant le trajet. Lors de l’arrivée, une photographie de la plaque d’immatriculation est prise, indique Grégoire Loïs, un naturaliste responsable de cette expérience.

L’application recueille également toutes les informations relatives au voyage : la date, l’heure de départ, l’heure d’arrivée, les itinéraires empruntés, ainsi que les conditions météorologiques. Le naturaliste souligne que « pratiquement toutes les données disponibles et cumulables sont incluses ».

Ces données collectées revêtent une grande importance pour une évaluation plus précise de la diminution des populations d’insectes. Colin Fontaine, chercheur affilié au Muséum national d’histoire naturelle, envisage la participation de milliers de personnes : « Cela propose la possibilité d’obtenir des données collectées par un grand nombre de participants et compte tenu de la densité du réseau routier à travers la France, de bénéficier d’un échantillonnage spatial très précis. »

Au Royaume-Uni, un grand nombre de participants ont pris part à une expérience similaire. Elle atteste d’un important déclin des insectes, essentiels pour l’alimentation des oiseaux ainsi que pour notre propre alimentation : en effet, les trois quarts des plantes cultivées nécessitent la pollinisation par les insectes.

Pour prendre part à cette initiative, il est nécessaire de télécharger l’application « Bugs Matter », qui est désormais disponible.

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