“C’est scandaleux” d’avoir cinq Canadair disponibles sur 12

Grégory Prats, commandant de bord Canadair et chef de noria, a exprimé son mécontentement sur franceinfo le samedi 25 juillet, en soulignant que sur les douze Canadair détenus par la France, seuls cinq sont actuellement opérationnels, une situation qu’il a qualifiée de scandaleuse. Récemment, il a effectué des missions à Fontainebleau, en Corse, et vendredi dernier dans le Var.
Grégory Prats explique que lorsqu’un incendie se déclare, les ressources doivent être réparties en fonction du nombre d’incendies à traiter, car une intervention est nécessaire pour chaque incendie. Il souligne le manque d’efficacité des norias et des patrouilles d’avions, avec seulement deux avions affectés à un incendie, ce qui est jugé très insuffisant. En effet, d’après son analyse, la pénurie d’aéronefs rend l’intervention des Canadair “quasiment totalement inefficace”. En cas d’incendie, il serait nécessaire d’avoir au moins quatre avions Canadair, alors qu’actuellement seulement deux sont disponibles.
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Le commandant de bord des avions Canadair a rapporté que l’entreprise privée chargée de la maintenance éprouve des difficultés à maintenir le rythme en raison des retards dans la livraison des pièces détachées, ce qui empêche les sapeurs-pompiers d’utiliser les avions Canadair. Grégory Prats explique que ces avions sont normalement entretenus de manière adéquate tout au long d’une année standard. Cependant, en raison des circonstances exceptionnelles de cette année, certaines pièces se sont cassées et ont dû être remplacées, mais malheureusement, elles sont arrivées trop tard. Il met en avant le fait que la flotte française est considérée comme « vieillissante », comprenant des premiers Canadair qui ont été introduits en France en 1995.
Par exemple, le pilote a effectué une intervention à Fontainebleau et a pris la mesure tragique de la situation. Grégory Prats exprime son désarroi en écopant de l’eau de la Seine, soulignant que la dépollution de cette eau a nécessité une dépense de 2 milliards d’euros pour les Français. Il souligne également que cette somme aurait pu être utilisée pour l’achat de quinze Canadair et pour financer dix ans de maintenance.
À ce moment-là, il y a un changement de paradigme mental. Lorsqu’on prend conscience de notre faible utilité, on préfère s’abstenir de contribuer davantage aux discussions en cours et on se concentre sur les principes fondamentaux. La protection des individus et des biens est prioritaire par rapport à la protection de la végétation. Ainsi, cette eau sera réservée pour des largages de sécurité destinés aux pompiers en difficulté ou aux habitations menacées par les flammes. Le pilote exprime son regret en constatant que cela est devenu nécessaire.
Selon Grégory Prats, la mobilisation de l’avion de transport militaire Airbus A400M en France le 29 juillet pour combattre les incendies est considérée comme étant « un pansement sur une jambe de bois ». Il souligne que, bien que les chiffres et les annonces politiques soient exceptionnels, un avion peut transporter 20 tonnes d’eau ou de retardant, mais il insiste sur la nécessité d’adopter une approche différente.
Il convient de prendre en compte le volume de tonnes délivrées par heure lors de la gestion d’un sinistre. Cet avion ne pourra atterrir qu’à Orléans, Mont-de-Marsan ou Istres. Trois bases seront établies pour assurer une couverture complète de la France, avec des rotations prévues toutes les 45 minutes à une heure. Le pilote, se sentant « désabusé », souligne qu’il est capable de délivrer 120 tonnes par heure avec quatre Canadair, qui se trouvent généralement à environ 20 km du chantier, tandis qu’un autre moyen de transport ne peut délivrer que 20 tonnes par heure ou toutes les heures et demie. Comparons ce qui est comparable. 1 Canadair en une heure délivre 30 tonnes alors qu’un A400M peut en délivrer 20.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
