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Quelles sont les revendications des syndicats pour la grève du 5 novembre ?

Quelles sont les revendications des syndicats pour la grève du 5 novembre ? Les syndicats représentatifs.


Les représentants syndicaux expriment leur préoccupation en affirmant que « la colère est immense » et que « la situation du pays est fragile ». Le secteur professionnel est invité à participer aux mobilisations des lycéens et des étudiants, le jeudi 5 novembre, dans le cadre d’une journée de grèves, de débrayages et de manifestations à l’échelle nationale.

Cette mobilisation englobe autant le secteur privé que le secteur public, et vise à dénoncer l’augmentation du coût de la vie ainsi que les mesures d’austérité envisagées dans le projet de budget 2027. Par ailleurs, la réunion qui s’est tenue le 21 octobre à Matignon entre les membres du gouvernement et les syndicats sur cette problématique n’a pas répondu aux attentes des organisations syndicales. Cet appel fait également suite à une première journée de mobilisation du secteur public, qui s’est tenue le 29 septembre.

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« Nous revendiquons deux objectifs principaux : des augmentations salariales généralisées (…) ainsi qu’une révision du projet de budget gouvernemental qui, dans sa forme actuelle, s’avère désastreux pour le pays », a déclaré lundi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, lors de son intervention dans l’émission « Les 4 Vérités » sur France 2. « Cette journée sera marquée par une large convergence, rassemblant les salariés du secteur privé, les fonctionnaires, les retraités et les jeunes », a-t-elle ajouté.

L’invitation à se mobiliser le 5 novembre a été émise par une intersyndicale composée de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de la FSU dès le début du mois d’octobre, concomitamment à l’intensification de la mobilisation des lycéens à travers le pays. L’ensemble des syndicats a par la suite adhéré à cet appel à la mobilisation.

D’après les syndicats, qui se sont exprimés de manière unanime dans un communiqué diffusé le 5 octobre, le gouvernement, à travers son projet de budget pour 2027 actuellement examiné par le Parlement, « s’attaque en particulier aux populations les plus vulnérables et aux personnes malades en procédant au gel des prestations sociales et en diminuant le rôle protecteur de la sécurité sociale ». Ils critiquent également la réduction des ressources « attribuées aux services publics » ainsi que le gel de l’indice de rémunération des fonctionnaires, dispositions qui figurent également dans ce projet de budget.

Dans son communiqué, l’intersyndicale a énoncé de manière détaillée sept revendications. Elle sollicite en particulier une revalorisation de l’ensemble des aides sociales. En ce qui concerne les rémunérations, elle exige « l’initiation immédiate de négociations dans toutes les entreprises et dans tous les secteurs afin d’accroître les salaires et d’atteindre l’égalité salariale » entre les femmes et les hommes. Elle appelle également à « l’augmentation des pensions des retraités », à « l’élévation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires ainsi qu’à des mesures de revalorisation des carrières au sein de la fonction publique », sans oublier la revalorisation du salaire minimum (SMIC).

Ce dernier point a été abordé lors de la réunion qui a eu lieu le 21 octobre avec les représentants syndicaux à Matignon. Le gouvernement avait alors « ouvert la porte » à « une discussion concernant le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC)», a rapporté le président de la CFTC, Cyril Chabanier.

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, a déclaré quelques jours plus tard sur France Inter qu’un soutien exceptionnel pour les près de 2 millions de personnes percevant le SMIC dans le pays n’est « pas tabou », bien que la question demeure non résolue. Le 5 novembre constituera donc une opportunité pour les syndicats de réintroduire la question d’une augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC).

Les enjeux climatiques sont également présents, comme en témoigne ce communiqué qui appelle à une augmentation des « moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société », ainsi qu’à « une planification (…) visant à relocaliser et à décarboner notre industrie ». Il est également requis une « augmentation des ressources » allouées aux services publics dans le but de « préparer l’avenir, former les jeunes, prendre soin de nos aînés et faire face aux enjeux du dérèglement climatique ».

Enfin, il est demandé d’instaurer « des mesures de justice fiscale visant à taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes », ainsi que « l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’euros d’aides publiques ». Cette estimation se rapporte aux montants versés par l’État aux entreprises en 2023, selon les calculs réalisés par la commission d’enquête du Sénat.

À ce mot d’ordre général émis par l’intersyndicale s’ajoutent des revendications spécifiques aux secteurs mobilisés, lesquelles diffèrent en fonction des réalités des conditions d’exercice propres à chaque profession. Dans le domaine de l’éducation, le Snes-FSU réclame spécifiquement « des ressources pour l’Éducation nationale ainsi qu’une déblanquerisation du lycée », faisant allusion aux réformes du lycée et du baccalauréat mises en œuvre par l’ancien ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, en 2018. Dans le secteur des transports, les principaux syndicats de la SNCF appellent à une mobilisation en raison du « déclassement social et de la stagnation des salaires ».

Le secteur du travail n’est toutefois pas le seul à être invité à se mobiliser jeudi. « Il s’agit d’une journée qui (…) s’articule également » avec les actions de la jeunesse, a souligné Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU, dans une déclaration à l’AFP. Les organisations lycéennes et étudiantes ont ainsi intégré le mouvement. « Nous procéderons à un blocage jeudi, suivi d’une manifestation le 5 novembre en réponse à l’appel des travailleurs et travailleuses », a déclaré Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union syndicale lycéenne (USL), le 31 octobre. La coordination des gilets jaunes incite également à se mobiliser en ce jour de grèves et de manifestations en faveur d’un «5 novembre du peuple ».


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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