Avec la guerre en Ukraine, une crise alimentaire mondiale est redoutée

Avec la guerre en Ukraine, une crise alimentaire mondiale est redoutéeL’économiste Bruno Parmentier, consultant sur les questions d’agriculture et d’alimentation, alerte sur un risque de crise alimentaire mondiale et un «ouragan de famine» qui pourrait toucher de nombreux pays, à l’aube du 26ᵉ jour de l’invasion russe de l’Ukraine.

«L’Ukraine est un grand pays agricole et un grand pays exportateur», rapporte l’économiste au micro d’Europe 1, alors que l’Ukraine est bombardée par l’armée russe.

Parmi les pays les plus concernés par ce risque figurent les pays du Maghreb, et plus généralement d’Afrique du Nord. “Il faut se rendre compte que l’Égypte, 105 millions d’habitants, ne compte que 4 % de terres cultivables, et c’est le plus grand importateur mondial de blé, année après année. Ces pays vont avoir faim comme en Égypte, mais également en Algérie, au Maroc, en Tunisie, au Yémen, au Liban, en Syrie”.

La France est, elle, exempte à ce risque, car elle est un grand pays exportateur, souligne l’économiste. «Le problème», prévient l’économiste, «c’est qu’il n’y a pas de stocks.»

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L’économiste met en avant le fait que la Chine a eu une mauvaise récolte cette année, et qu’elle «va peser sur le marché» avec ses moyens financiers considérables. «Il faut prier pour qu’il n’y ait pas d’incident climatique dans les zones céréalières cette année et que la récolte soit bonne», avance l’économiste sur Europe 1.

L’économiste met également le doigt sur l’engrais azoté, essentiel, qui provient notamment du gaz russe, et dont le prix risque d’augmenter. « On est dans une situation très tendue, extrêmement inquiétante», met en garde l’économiste.

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