Economie

Emmanuel Macron écrit à Bruxelles pour produire davantage de carburant

Emmanuel Macron écrit à Bruxelles pour produire davantage de carburant
Emmanuel Macron

Est-ce que le besoin immédiat de carburant compromet les objectifs à long terme en matière de climat ? En période de crise due à la fluctuation des prix des carburants, Emmanuel Macron a adressé une lettre à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, le vendredi 18 septembre. Il lui suggère de mettre en œuvre un ensemble de mesures d’urgence visant à augmenter la production de carburant en Europe, en commençant par une temporisation des normes.

Le chef de l’État considère qu’il est envisageable d’améliorer l’efficacité du processus de raffinage afin de générer une augmentation de la production de carburant en Europe, allant de 5 à 20 %. Cela pourrait contribuer à pallier en partie la pénurie d’approvisionnement. Emmanuel Macron soutient qu’il serait nécessaire de procéder à une modification temporaire des contraintes réglementaires.

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Cette correspondance contrecare directement les objectifs environnementaux de l’Union européenne. Malgré cela, la présidente de la Commission européenne a exprimé une position très explicite lors de son discours annuel sur l’état de l’Union à Strasbourg le 16 septembre. Selon elle, « il est impératif que l’Union mette fin à sa dépendance aux hydrocarbures ».

Emmanuel Macron, au nom de la France, sollicite une réduction des contraintes réglementaires afin d’accroître la production de carburant dans les raffineries, en mettant particulièrement l’accent sur les biocarburants. Cependant, il est important de noter que tous les véhicules ne sont pas adaptés à cet usage.

Le président envisage également de retarder la mise en œuvre d’une nouvelle obligation prévue l’année prochaine au sein de l’Union européenne. Une mesure visant à réguler les importations de gaz et de pétrole consiste à imposer aux fournisseurs étrangers une meilleure évaluation des émissions de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant.

Ce règlement devrait prendre effet à partir du 1ᵉʳ janvier en obligeant les importateurs d’hydrocarbures à déclarer les émissions de méthane associées. Une proposition appuyée par les partis de gauche et les défenseurs de l’environnement au Parlement européen. Un report de la date d’entrée en vigueur représenterait une nouvelle rétractation pour la Commission européenne, dont le Pacte vert a déjà été sérieusement compromis lors des deux dernières années.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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