Le ministre de l’Éducation nationale confirme l’arrêt des groupes de besoins

Le ministre de l'Éducation nationale confirme l'arrêt des groupes de besoins
Édouard Geffray

Selon le ministre de l’Éducation nationale, certains endroits sont propices au fonctionnement des groupes de besoins, tandis que dans d’autres, cela s’avère moins efficace, a-t-il déclaré le jeudi 8 janvier lors d’une intervention sur franceinfo. Édouard Geffray confirme la cessation des regroupements obligatoires des besoins à la rentrée 2026. Il souligne que les établissements qui souhaitent maintenir cette pratique auront la possibilité de le faire, tout en garantissant le maintien des ressources nécessaires. Le ministre précise qu’il n’insistera pas pour que les établissements qui n’en retirent pas de bénéfices en raison de leur organisation scolaire inadaptée poursuivent cette démarche.

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Édouard Geffray envisage de mettre en place un vaste programme pour les 800 collèges en situation de grande difficulté scolaire. Il souligne qu’actuellement, 15% de ces établissements comptent plus de 40% d’élèves obtenant moins de 8 sur 20 en français et en mathématiques lors du brevet. Il a souligné que cela reflète une grande fragilité de leur niveau.

Le ministre exprime son souhait de résoudre cette importante problématique scolaire en soulignant son désaccord avec le fait qu’il existe un écart significatif dans les chances de réussite au brevet en fonction de l’établissement fréquenté, avec les conséquences néfastes que cela entraîne sur le parcours scolaire ultérieur. Par conséquent, il est prévu que chaque établissement concerné fasse l’objet d’une évaluation approfondie de six mois menée par une équipe composée d’inspecteurs, d’infirmiers et de médecins afin de réaliser une analyse complète de l’établissement, d’établir un diagnostic précis et de mettre en œuvre les actions correctives requises.

Les élèves ne doivent plus utiliser leurs téléphones portables dans les établissements, « sauf dans les conditions acceptées par les chefs d’établissements dans leurs règlements intérieurs », martèle Édouard Geffray. En cas de non-respect, « si un adulte voit un lycéen utiliser un téléphone dans un cadre qui n’est pas autorisé, il pourra confisquer le téléphone », avance-t-il. La sanction sera donc la même pour toutes et tous : « La confiscation du téléphone avec la restitution soit à l’élève, soit, en cas de réitération, aux parents. »

Édouard Geffray pointe « des comportements addictifs » des adolescents et met en avant des « enjeux de santé publique, des enjeux sociaux » mais également « des enjeux intellectuels et civiques ».

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