De nouvelles attaques aériennes russes ont été lancées en Ukraine : le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en urgence lundi
La requête de l’Ukraine a été considérée. En réponse à de récentes attaques massives de la part de la Russie et à l’utilisation par la Russie de son missile de pointe Orechnik, le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra une réunion d’urgence à la demande de Kiev. D’après le programme actualisé le vendredi 9 janvier, la réunion est prévue pour lundi. Cette déclaration intervient suite à de nouvelles attaques massives en Ukraine dans la nuit de jeudi à vendredi, qui ont entraîné une coupure de chauffage dans la moitié des immeubles résidentiels de la capitale.
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Face à une période de grand froid qui sévit dans le pays, le maire de Kiev a lancé un appel à la population vendredi pour qu’elle évacue la ville de manière « temporaire ».
Vendredi, des équipes ont travaillé dans des conditions météorologiques extrêmes, avec des températures variant entre -7 °C et -12 °C, afin de rétablir rapidement le chauffage dans la capitale. Selon l’opérateur électrique privé DTEK, ce service était interrompu pour 417 000 foyers.
Une attaque de cette envergure constitue une menace sérieuse et inédite pour la sécurité du continent européen.
Lors de cette récente nuit de bombardements, le missile balistique russe de pointe Orechnik a été utilisé pour la deuxième fois depuis le début du conflit en février 2022, ciblant la région de Lviv, située à l’ouest de l’Ukraine. L’ambassadeur ukrainien auprès des Nations Unies, Andriï Melnyk, a exprimé dans une lettre adressée au Conseil de sécurité que cette attaque constituait une menace sérieuse et sans précédent pour la sécurité de l’Europe, compromettant la stabilité régionale et posant des risques significatifs pour la paix et la sécurité internationale de manière plus étendue.
Selon Andriï Sybiga, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, cette attaque, localisée dans une région proche de la frontière avec l’Union européenne et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, représente un « test pour l’alliance transatlantique ». C’est la seconde utilisation de cette arme par la Russie depuis novembre 2024. À cette époque, une usine militaire située à Dnipro, dans l’est du pays, avait été touchée par un missile hypersonique Orechnik.
Cependant, Moscou a déclaré avoir visé des « cibles stratégiques » en Ukraine, en utilisant ce missile dont les têtes peuvent atteindre une vitesse d’environ 13 000 km/h. D’après les informations communiquées par le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été déclenchées en réaction à une tentative présumée de l’Ukraine de cibler la résidence de Vladimir Poutine à la fin du mois de décembre, des allégations contestées par Kiev et les pays occidentaux.
