Macron a émis l’idée d’un recrutement des enseignants directement par les directeurs d’école

Macron a émis l’idée d’un recrutement des enseignants directement par les directeurs d’écoleLe président de la République, a émis l’idée d’un recrutement des enseignants directement par les directeurs d’école. Soucieux que les enseignants soient « pleinement motivés » et qu’ils « adhèrent au projet » d’établissement, n’a d’ailleurs pas caché que ses propos risqueraient de heurter les sensibilités.

Un véhicule législatif est déjà en circulation au Parlement pour pouvoir embarquer la proposition de l’Élysée : la proposition de loi de la députée LREM Cécile Rilhac, « créant la fonction de directrice ou de directeur d’école ».

Au Sénat, l’annonce présidentielle a surpris le sénateur LR Max Brisson, l’un des référents de la majorité sénatoriale de droite et du centre sur la thématique éducative. On prend la question par le petit bout de la lorgnette », réagit Max Brisson, qui y voit une « curieuse méthode de gouvernement ». « Cette annonce intervient en plus, dans une période où nous discutons, tous les syndicats, avec le ministère sur la question des directeurs d’école, qui a été soulevée durant le Grenelle de l’Education », a souligné Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa.

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« Par principe », Max Brisson se dit favorable à l’expérimentation et apprécie la recherche d’un cadre souple. » Se remémorant le suicide en 2019 de Christine Renon, directrice de maternelle à Pantin, la sénatrice de la Drôme rappelle en parallèle que ces enseignants sont déjà surmenés. « Quand vous les auditionnez, ce qu’il ressort, c’est l’écrasement des tâches administratives, et on ne répond pas à ça. »

Dans cette « école du futur » qu’il imagine, Emmanuel Macron voit aussi le moyen de redonner de l’attractivité aux enseignants. » « J’ai du mal à concevoir que l’on puisse confier le recrutement des enseignants aux directeurs », s’émeut Marie-Pierre Monier (PS)

En charge de l’examen de la proposition de loi Rilhac du côté du groupe socialiste du Sénat, Marie-Pierre Monier s’inscrit en faux sur l’annonce présidentielle. Cette expérimentation se fonderait, selon elle, sur une « autre vision de l’école », « assumée » par le ministre Jean-Michel Blanquer.

D’ici à ce que les débats ne reprennent au Palais Bourbon et au Palais du Luxembourg, Emmanuel Macron se plaît déjà à imaginer la suite : il souhaite généraliser l’expérimentation « dans d’autres territoires de la République », si elle est concluante.

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