Netflix, Disney, Amazon devront investir 20 à 25% dans la création française

Les plateformes de vidéo sur abonnement comme Netflix, Disney ou Amazon devront investir 20% à 25% du chiffre d’affaires qu’elles réalisent en France dans la production d’oeuvres francaises ou européennes, a annoncé mercredi la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, dans un entretien aux Echos.

Néanmoins, le principe même de faire désormais contribuer les géants du streaming, comme Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ ou Apple TV+, au financement de la création française, « est une révolution digne de la loi de 1981 sur le livre », a souligné la ministre aux Echos, assurant avoir « placé la barre très haut ».

Nous sommes soucieux d’un traitement équitable entre plateformes et chaînes de télévision traditionnelles », a-t-elle souligné, promettant que d’ici l’été 2021, »nous aurons modernisé le cadre général de contribution au financement de la création de tous les acteurs ».

Mais l’examen du projet de réforme a été suspendu en raison de la crise sanitaire et plusieurs mesures ont été depuis abandonnées, comme la création d’une société commune (ou holding) regroupant l’audiovisuel public, « France Médias ».

Roselyne Bachelot se dit attachée aux mesures contre le piratage qui étaient contenues dans le projet de réforme, tout comme à la fusion qui était envisagée entre le CSA et l’Hadopi (l’agence de lutte contre le piratage des oeuvres en ligne), au sein d’une nouvelle autorité de régulation baptisée Arcom.

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