Le pari du transport fluvial sur le Rhône

À CONSULTER >> Vers la fin des notices en papier dans les boîtes de médicaments ?
Depuis un demi-siècle, le transport de marchandises s’effectue principalement par voie routière, mais le transport fluvial pourrait bientôt renaître. Des industriels et des acteurs publics parient sur le Rhône pour réduire les émissions de carbone. Un itinéraire en particulier est très prisé, s’étendant de Fos-sur-Mer, près de Marseille, jusqu’à Lyon sur 330 kilomètres. Autrefois très fréquenté après la Seconde Guerre mondiale, cet axe a été négligé dans les années 1980.
Le port Édouard Herriot de Lyon se situe juste après la dernière écluse. Plusieurs partenaires prévoient d’y investir 40 millions d’euros pour accroître le trafic, la capacité de stockage et les connexions ferroviaires afin de réduire la pollution. Malgré sa lenteur, le fleuve présente de nombreux avantages.
« Les délais sont actuellement plus longs, mais la différence est relativement minime et les coûts sont également assez proches. En revanche, nous bénéficions d’un flux régulier», déclare Stéphane Roux, directeur des opérations logistiques du groupe BUT Conforama. C’est la société CMA-CGM, connue pour ses activités de transport maritime, qui encourage le développement du transport fluvial, avec pour objectif de doubler le trafic sur le Rhône avant d’envisager des projets plus ambitieux.
