Les microplastiques sont bien présents dans nos assiettes

Les microplastiques sont bien présents dans nos assiettesComme le révèle le Guardian, une étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology montre que les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire de l’intestin (MII) présentent 50 % de microplastiques en plus dans leurs selles.

Si de précédentes recherches avaient prouvé que les microplastiques peuvent provoquer une inflammation intestinale et d’autres problèmes intestinaux chez les animaux de laboratoire, cette nouvelle étude est la première à s’intéresser aux effets potentiels sur les humains.

Cette découverte suggère un lien possible entre les deux, l’étude ne prouve pas le lien de causalité. Quoi qu’il en soit, «cette étude fournit la preuve que nous ingérons effectivement des microplastiques», résume Evangelos Danopoulos de la faculté de médecine de Hull York, au Royaume-Uni.

«Ces dernières années, la prévalence de la MII a fortement augmenté dans les pays en développement d’Asie», selon les auteurs de l’étude, des chercheurs de l’Université de Nanjing, en Chine.

À CONSULTER ÉGALEMENT >> À compter de 2025 les lave-linges neufs seront équipés d’un filtre à microfibres plastiques

Cinquante personnes saines et 52 atteintes d’une MII, mais par ailleurs en bonne santé, ont participé à l’étude. Venues de toute la Chine, elles ont dû remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires et de consommation d’alcool au cours de l’année précédente. Les scientifiques ont ainsi trouvé pas moins de 42 morceaux de microplastiques par gramme dans les échantillons des personnes atteintes de MII. Les personnes saines, elles, en présentaient tout de même environ 28.

Après la découverte de microplastiques dans des fœtus, une autre étude révélait en septembre que les selles des nourrissons contenaient plus de microplastiques que celles des adultes.

Fléau planétaire, les microplastiques ont désormais contaminé toute la surface du globe, même les lieux les plus reculés comme le sommet du mont Everest ou les profondeurs océaniques. L’air que nous respirons n’y échappe pas. Ils nuisent aussi à la faune, et se retrouvent, encore une fois, dans nos assiettes en bout de chaîne.

Bon appétit

Vous pouvez également aimer

Menu Title
Follow by Email
RSS