Nouvelles contaminations dans l’usine Perrier

À LIRE >> Le taux de mortalité infantile continue d’augmenter en France
En outre, des centaines de milliers d’autres bouteilles de 50 centilitres sont également bloqués en raison d’un excès de germes revivifiables, pouvant indiquer une contamination bactériologique. Le groupe Nestlé, propriétaire de la marque Perrier, affirme qu’il s’agit de mesures internes de gestion de la qualité indépendantes de la qualité de l’eau au forage et assure que tous les produits mis sur le marché sont sûrs. D’après l’Agence régionale de santé d’Occitanie, « des discussions sont prévues avec Nestlé Waters», mais « une destruction complète pourrait être envisagée».
Cependant, l’entreprise n’a pas respecté l’obligation de notifier immédiatement les autorités sanitaires, comme le stipule le Code de la santé publique. Les délais entre la détection des bactéries pathogènes (11 mars) et l’information de l’ARS (21 mars), ainsi que la non-conformité des bouteilles de 50 centilitres (détectée le 22 mars, signalée à l’ARS le 4 avril) sont critiqués par l’Agence régionale de santé comme des notifications tardives.
Ces révélations surviennent à un moment crucial, alors que le préfet du Gard doit décider de l’avenir de la marque Perrier. Selon le directeur général de l’ARS Occitanie, il est recommandé de ne plus autoriser la production d’eau minérale naturelle à Vergèze, ce qui signifierait la disparition de la marque.
Des rapports administratifs ont déjà mis en lumière que les ressources en eau utilisées par Nestlé dans son usine du Gard ne sont plus pures depuis des années. Des experts ont émis un avis sanitaire défavorable pour l’exploitation en tant qu’eaux minérales naturelles, soulignant des incohérences entre les résultats d’analyses fournis par Nestlé et ceux des autorités sanitaires. De plus, les filtres en place dans l’usine ne sont pas efficaces pour purifier l’eau, laissant passer certaines bactéries et virus.
En février 2023, une dérogation avait été accordée à Nestlé, par le gouvernement d’Elisabeth Borne, avec l’assentiment de l’Elysée. Dérogation qui perdure jusqu’à aujourd’hui.
