Emmanuel Macron et Angela Merkel partagent des objectifs communs

Merkel et MacronRecevant la chancelière allemande à Brégançon, le chef de l’État a placé sa rentrée politique sous le signe d’une entente, selon lui exceptionnelle, entre la France et l’Allemagne.

L’Elysée avait prévenu, à l’occasion de ce rendez-vous estival aux allures de rentrée politique, le président Macron et la chancelière Merkel allaient faire la démonstration d’un exceptionnel niveau de convergence franco-allemand.

Insistant sur leur «complémentarité», les deux dirigeants se sont réservé un tête à tête de deux heures, suivi d’un dîner de travail dans le fort de Brégançon (Var), où le chef de l’État a pris quelques jours de vacances.

Après quinze années de règne, Merkel était reçue pour la première fois dans la résidence d’été du président français, trente-cinq ans presque jour pour jour après qu’Helmut Kohl y fut invité par François Mitterrand. La chancelière a rappelé qu’elle était à l’époque une citoyenne de la RDA, loin d’imaginer qu’il lui serait donné, un jour, de découvrir ce décor idyllique pour y célébrer «une amitié sincère».

Le Président et la chancelière ont expliqué qu’ils partageaient des objectifs communs et que leurs actions étaient «complémentaires». «Avec la Turquie il faut rétablir les choses lorsque des provocations sont faites ou des excès sont commis», a-t-il ajouté tout en saluant la médiation lancée par l’Allemagne.

Il s’agirait, en somme, d’une sorte de division du travail géopolitique : Paris défend la «souveraineté» en marquant militairement une ligne rouge tandis que Berlin se charge de défendre la «stabilité» en maintenant le dialogue avec Ankara.

Le Président et la chancelière ont également longuement échangé sur la pandémie de Covid-19. Là encore, ils ont plaidé pour une action européenne coordonnée. Ils ont tous deux exclu d’en revenir à des confinements nationaux.

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