Bombardements israéliens sur Gaza : “La mort, la panique et l’urgence sont de retour”
«La mort, la panique et l’urgence sont de retour» à Gaza, rapporte mercredi 19 mars sur franceinfo Christian Cardon, porte-parole du CICR, selon qui «la situation a basculé en quelques heures». Il relate ainsi les impressions des équipes du CICR présentes dans la bande de Gaza, notamment à l’hôpital de Rafah, géré par la Croix-Rouge, alors qu’Israël a recommencé à bombarder le territoire mardi.
« Nos équipes médicales, y compris dans cet hôpital dans lequel le CICR travaille, se focalisaient sur des soins post-opératoires, du moyen, voire du long terme. En quelques heures, tout a basculé dans l’urgence à nouveau».
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« Les équipes sont déjà débordées», raconte Christian Cardon. Christian Cardon parle d’«urgences qui dépassent ce qu’on avait pu préparer». Selon lui, «l’urgence absolue, c’est la gestion de ce nombre de blessés absolument énorme qui arrivent. » «L’autre énorme souci auquel font face les équipes, c’est l’insécurité, la possibilité de pouvoir se déplacer au sein de la bande de Gaza», avance le porte-parole du CICR.
«On travaille dans des zones de guerre, c’est la mission première du CICR. Jusqu’à ce jour on arrive encore tant bien que mal à pouvoir opérer, mais la situation évolue très vite et on doit être extrêmement prudents», explique-t-il.
« On sait très bien que ça va être pire que les 15 derniers mois parce qu’il y a le feu vert de Trump», dénonce, mercredi 19 mars sur France Inter, le journaliste palestinien Rami Abou Jamous, après la nouvelle série de frappes israéliennes sur Gaza depuis mardi.
Un bilan qui porte à près de 50 000 le nombre de victimes dénombrées depuis le début de la guerre dans l’enclave palestinienne, déclenché après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Rompant l’accord de trêve en vigueur depuis janvier, l’armée israélienne a repris ses bombardements sur la bande de Gaza, dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 mars, avec le soutien des États-Unis.
