Le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle “ingérence” américaine

Des juges français sont-ils sous la surveillance des États-Unis ? Le président du tribunal judiciaire de Paris a mis en garde contre une possible « ingérence inacceptable et intolérable » suite aux menaces de sanctions américaines signalées par la presse à l’encontre des magistrats ayant traité l’affaire pénale du RN.
Lors de son discours lors de la cérémonie d’installation des nouveaux magistrats le mardi 6 janvier, Peimane Ghaleh-Marzban a averti que si de tels faits étaient confirmés ou se concrétisaient, ils représenteraient une ingérence inacceptable et inadmissible dans les affaires internes du pays, susceptible de susciter la désapprobation des autorités publiques.
À consulter >> L’interdiction des gobelets jetables repoussée en 2030
Tout a commencé avec un article du magazine allemand Der Spiegel. Il est révélé que le gouvernement Trump aurait envisagé d’instaurer de nouvelles sanctions à l’encontre des magistrats ayant prononcé la condamnation en première instance de l’ancienne candidate à la présidence du Rassemblement national, Marine Le Pen.
Lors du prononcé du délibéré le 31 mars dernier, une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis et aménagés sous bracelet électronique, ainsi qu’une période d’inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate, avait été décidée à son encontre. Le procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du FN est prévu pour se dérouler à Paris à partir du 13 janvier prochain. Une nouvelle condamnation de Marine Le Pen compromettrait considérablement ses chances de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
En mars, Donald Trump avait déjà établi une comparaison entre la condamnation initiale de Marine Le Pen à une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes, une amende de 100 000 euros et cinq ans d’inéligibilité, et ses propres problèmes judiciaires.
VAaQ – La meilleure des façons de laisser les États-Unis et leur ingérence serait de les ignorer. Faire voir que l’on se moque de leur intention belliqueuse envers nos institutions. Vu le contexte actuel aux USA, ne pas pouvoir y aller n’est pas bien grave, bien au contraire.
