En ce qui concerne le Venezuela, François Hollande dénonce l’acte illégal du gouvernement Trump tout en qualifiant M. Maduro de dictateur

L’ex-président français François Hollande a critiqué, le mardi 6 janvier lors d’une intervention sur franceinfo, l’intervention de l’administration Trump au Venezuela, en qualifiant Nicolás Maduro de « dictateur » tout en soulignant que l’action entreprise par l’administration Trump était contraire au droit international. Il a souligné que Donald Trump avait attaqué un État souverain, indépendamment de l’opinion que l’on peut avoir sur ses dirigeants. Il est donc impératif de caractériser l’action, de la déclarer devant la communauté internationale, car c’est notre responsabilité en tant que la France, membre permanent du Conseil de sécurité, de signaler une violation du droit, a ajouté l’ancien président.
À consulter >> Il est obligatoire pour les établissements bancaires de vérifier la duplication des livrets d’épargne
François Hollande a également alerté sur le risque d’une « forme de libre consentement, de la part des puissances, d’aller où elles veulent chercher qui elles veulent », en soulignant que cette approche affaiblit l’ordre international. D’après son point de vue, il est possible que la Chine et la Russie bénéficient de l’idée selon laquelle le concept de droit international n’est plus valable, légitimant ainsi l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine et pourquoi pas bientôt Taïwan par la Chine.
Selon l’opinion de François Hollande, les allégations de trafic de stupéfiants visant Nicolás Maduro sont qualifiées de « prétexte ». Il faut souligner que Donald Trump a accordé une amnistie à un ancien président du Honduras, reconnu comme un trafiquant de drogue. En fin d’année, l’ancien président américain a accordé une grâce à l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné à quarante-cinq ans de prison aux États-Unis pour trafic de drogue.
L’ancien président socialiste a exprimé des regrets quant au fait qu’Emmanuel Macron n’ait pas condamné l’initiative américaine plus tôt. Il a tout d’abord exprimé sa satisfaction quant à la chute d’un dictateur sur Twitter X en déclarant : « C’était la première mesure à prendre comme chef de l’État français et, d’une certaine manière, comme influent sur les orientations de l’Europe ». D’après son analyse, le président français cherche principalement à entretenir de bonnes relations avec le gouvernement américain. Il a souligné que cette approche a été adoptée depuis la réélection de Donald Trump.
De manière plus générale, selon de François Hollande, « l’Europe ne parvient pas à appréhender un monde en mutation ». Elle était convaincue que les dirigeants américains adhéraient toujours au concept de solidarité transatlantique et de promotion de la démocratie. Cependant, elle constate que les États-Unis ne se perçoivent plus comme les gardiens de l’Europe. Il a souligné que sous le gouvernement Trump, les États-Unis ne respectent plus les principes démocratiques.
