Les motions de censure contre l’article 49.3 commencent à lasser même au sein de la Nupes

Les motions de censure contre l'article 49.3 commencent à lasser même au sein de la NupesSachez qu’en politique, c’est pareil… Lundi soir, faute de majorité, la Première Ministre a invoqué l’article 49.3 de la Constitution pour arrêter net les discussions du budget de la Sécurité sociale.

«On ne peut pas laisser passer des 49-3 sans réagir, on n’est pas des paillassons», se justifie un député de gauche. Une stratégie qui perd progressivement de l’efficacité, car elle ne convainc plus l’ensemble de la gauche. Cependant, avec une trentaine de voix socialistes en moins, c’est le signe d’une érosion que l’on observe au fil des tentatives.

Le 24 octobre, la première motion de censure de la NUPES a récolté 239 voix. Le 4 novembre, la dernière en date n’en a obtenu que 188. La différence : l’abstention des socialistes, mais également cinq défections chez les écologistes, dix chez les communistes et même quatre chez LFI.

Plutôt que des motions à répétition, beaucoup à gauche préfèrent l’idée de marquer le coup pour la dernière lecture des budgets et de ne pas sortir une motion à chaque fois.

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Il faut rappeler qu’à partir du moment où un article 49.3 est utilisé pour le budget, il peut être remis sur la table pour chaque lecture, chaque volet, recette comme dépense. Il en reste donc encore trois pour le budget de l’État et deux pour celui de la Sécurité sociale.

Pour l’opposition, dégainer une motion à chaque fois devient un piège. Le gouvernement voulait banaliser le 49.3, la Nupes a aussi banalisé les motions de censure.

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